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Un ex-maire heureux de sa «promotion» de bénévole

Il dirigeait la vie de son arrondissement et aide désormais les infirmières d’un CLSC

Au centre de prélèvement sanguin du CLSC Benny Farm de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, l’ancien maire Russell Copeman s’active chaque semaine pour fluidifier le roulement des patients venus effectuer un prélèvement sanguin.
Photo Agence QMI, Philippe-Olivier Contant Au centre de prélèvement sanguin du CLSC Benny Farm de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, l’ancien maire Russell Copeman s’active chaque semaine pour fluidifier le roulement des patients venus effectuer un prélèvement sanguin.

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L’ancien maire et député de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce est ravi d’agir enfin sur le terrain de « son » arrondissement au contact des gens comme simple bénévole d’un CLSC.

« Je dis souvent à la blague que j’ai eu une promotion, lâche en souriant Russell Copeman. Maintenant, je fais quelque chose d’utile à la population. »

S’il se permet quelques plaisanteries sur le sujet, l’ancien député libéral et maire de l’arrondissement CDN-NDG prend son rôle de bénévole au CLSC Benny Farm très à cœur.

Citoyens étonnés

« J’assiste les infirmières qui font les prélèvements sanguins en appelant les gens par leur numéro au fur et à mesure » explique-t-il au Journal entre deux aller-retour vers le corridor du centre de santé.

Depuis le mois d’avril, de nombreux visiteurs du CLSC se sont étonnés de reconnaître leur ancien maire à l’accueil du centre de prélèvements.

L’homme de 58 ans explique que c’est en accompagnant un proche pour un test de sang que l’idée lui est venue.

« J’ai constaté que quand il n’y avait pas de bénévole c’était un peu plus chaotique », indique-t-il.

Pourquoi pas ?

« Je me suis dit : “J’ai du temps, alors pourquoi pas moi ?” » ajoute celui qui croulait auparavant sous le travail, mais profite d’un agenda beaucoup plus léger depuis sa défaite aux municipales de novembre dernier.

M. Copeman explique qu’il s’agit d’une première pour lui qui n’avait jamais effectué ce type de bénévolat.

« J’ai déjà été membre de conseils d’administration bénévolement, mais c’est très différent, détaille-t-il. Je n’avais jamais été aussi près des gens. C’est gratifiant, la plupart sont très reconnaissants. »

Bien qu’inattendue, la présence de l’ancien maire, semble appréciée par les visiteurs du CLSC.

« J’étais ravi de le voir ici, affirme en anglais Susan Sulla, une résidente du quartier. Je pense que les autres politiques devraient faire comme lui, c’est très bien pour eux de s’impliquer dans la communauté. J’avais voté pour lui aux deux dernières élections et je le referais s’il se présentait à nouveau. »

Mais Russell Copeman, le jure, son activité de bénévole ne s’inscrit dans aucun calendrier politique.

S’impliquer

« Une des infirmières me taquine en me disant que je suis candidat à la présidence de quelque chose, mais ce n’est pas le cas, commente-t-il. Si j’ai accepté ce reportage, ce n’est pas pour parler de moi, mais pour inciter les gens à faire du bénévolat, car j’ai vu la différence que l’on pouvait faire. »

L’ancien maire avoue que seule une minorité des patients le reconnaissent.

« Il y en a aussi qui se disent : “Celui-là je le connais, mais je ne sais pas d’où” ».

« C’est très bien qu’il soit là, témoigne Guadalupe Ascencio, une des deux infirmières présentes lors de la visite du Journal. Les gens le connaissent, cela met de l’animation et de la bonne humeur. »