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Fusillade à Fredericton: un deuil et des questions en suspens à Fredericton

Les résidents honorent les victimes, mais veulent aussi des réponses

Zach Shannon, 25 ans, a signé le drapeau du Canada accroché devant le poste de police. Il a été l’entraîneur de hockey des fils de la policière Sara Burns, tuée dans la fusillade.
Photo Hugo Duchaine Zach Shannon, 25 ans, a signé le drapeau du Canada accroché devant le poste de police. Il a été l’entraîneur de hockey des fils de la policière Sara Burns, tuée dans la fusillade.

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FREDERICTON  |  L’heure était au recueillement dimanche dans la capitale du Nouveau-Brunswick, trois jours après la fusillade mortelle, pendant que les policiers cherchent des réponses aux questions qui assaillent les résidents.

« Ça ne fait aucun sens et ça brise le cœur », souffle Verna McCloskey. Comme des centaines d’autres habitants de Fredericton, elle a mis son deuil de côté le temps de participer aux célébrations de la fierté gaie, dimanche.

Pendant ce temps, les policiers passaient au peigne fin les lieux du drame, où les policiers Robb Costello et Sara Burns, ainsi que Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright ont été abattus. Des enquêteurs étudiaient minutieusement l’appartement du troisième étage à l’intérieur duquel se trouvait le présumé tireur.

Matthew Vincent Raymond, accusé de meurtre prémédité, reste un mystère. Deux de ses voisins, qui habitaient le même complexe, le décrivent comme un homme « discret ». Joseph Cartwright et David MacCoubrey l’avaient aperçu en vélo, sans plus.

Des agents inspectaient hier chaque côté de la fenêtre marquée de trous de balle de l’appartement du présumé tireur.
Photo Hugo Duchaine
Des agents inspectaient hier chaque côté de la fenêtre marquée de trous de balle de l’appartement du présumé tireur.

Pas à l’abri

Dans le Tim Hortons tout près, ses sombres motivations étaient sur toutes les lèvres. Pourquoi aurait-il tiré sur les nouveaux amoureux, puis sur les deux policiers ? se demandent les nombreux clients, les yeux rivés sur le complexe immobilier.

« J’aimerais le savoir, admet Christine Roy, à qui la fusillade a donné froid dans le dos. [...] Nous l’oublions, mais nous ne sommes pas à l’abri de la violence. »

En visite à Fredericton, le premier ministre canadien Justin Trudeau a rencontré les familles des deux policiers tués.

<b>Justin Trudeau</b></br>
<i>Premier ministre</i>
Photo courtoisie
Justin Trudeau
Premier ministre

« On a mis un projet de loi assez ambitieux pour sécuriser encore plus nos communautés et protéger les individus », a-t-il fait valoir, en concédant par la suite que la réflexion doit se poursuivre sur le sujet du contrôle des armes à feu.

Les quatre victimes ont été abattues par une carabine.

Funérailles

La police de Fredericton n’a rien dévoilé de plus sur son enquête pour l’instant.

Des funérailles régimentaires auront lieu samedi prochain pour ces deux agents tués. Déjà, des centaines de résidents promettent d’y assister.

Les gerbes de fleurs et messages de condoléances continuent de s’empiler devant le poste de police. À peine apposé au mur du bâtiment, un drapeau canadien était déjà rempli de messages de soutien, dimanche.

– Avec l’Agence QMI