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Une escapade à Akihabara

Le paradis des gamers à Tokyo

Une escapade à Akihabara
Malik Cocherel

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Tout bon gamer qui se respecte se doit de faire, au moins une fois dans sa vie, son pèlerinage à Akihabara. Avec ses impressionnantes salles d’arcade, le quartier geek de Tokyo est un vrai paradis pour tous les amateurs de jeux vidéo...

Une escapade à Akihabara
Malik Cocherel

Autrefois réputé pour ses magasins d’équipement high-tech, Akihabara – Aki pour les intimes – est devenu au fil des années le temple de la culture otaku. Pour faire simple, les otakus japonais sont un peu nos geeks à nous: des jeunes plutôt introvertis qui ne jurent que par les jeux vidéo et les mangas.

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En se faufilant parmi la foule dans les rues bouillonnantes d’«Electric Town» (l’autre surnom d’Akihabara), on tombe sur de nombreuses boutiques vendant des figurines de collection et autres mangas, comme Comic Toranoana ou Mandarake. D’autres enseignes, spécialisées dans le cosplay, proposent, sur plusieurs étages, des costumes de personnages d’anime.

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Si le quartier est considéré comme la «Mecque des otakus», c’est aussi et surtout pour ses immenses game centers. Akihabara n’a pas le monopole en la matière. À Tokyo plus qu’ailleurs, on trouve des salles d’arcade un peu partout en ville, comme à Odaiba, une île artificielle entièrement dédiée au divertissement. Mais Aki propose, de loin, la plus forte concentration de salles de jeux dans la capitale nippone.

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Plusieurs d’entre elles portent le logo de Taito Station, l’une des plus célèbres compagnies japonaises spécialisées dans les jeux d’arcade. On leur doit notamment le cultissime Space Invaders (qui fête, cette année, ses 40 ans d’existence) ou encore le mythique Bubble Bobble et ses dragons pixélisés.

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Autre firme bien connue, notamment par tous les fans de Sonic le hérisson, Sega possède plusieurs game centers à Akihabara. Ce sont les fameux Clubs Sega dans lesquels on retrouve bon nombre de jeux développés par la multinationale nippone qui a délaissé les consoles, depuis l’arrêt de la Dreamcast, pour mieux se concentrer sur les bornes d’arcade.

Le plus couru des Clubs Sega se trouve sur l’avenue Chuo-dori, l’artère principale d’Akihabara où se déroulent parfois des courses de Mario Kart grandeur nature. Avec son immense devanture rouge qui s’étend sur pas moins de six étages, la salle d’arcade la plus fréquentée du quartier ne passe pas inaperçue.

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À l’intérieur, il y en a pour tous les goûts. Au premier étage, ce sont les UFO Catchers qui font la loi. Versions locales de nos machines à toutous, ces jeux de pince sont très populaires au Japon, même si les heureux gagnants qui repartent avec une grosse peluche de Pokémon ou des figurines Dragon Ball de collection se font plutôt rares.

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Aux étages supérieurs, on peut s’essayer à quelques-uns des jeux de combat les plus populaires de Sega, comme Soul Reverse et ses affrontements chevaleresques, ou le MOBA (Multiplayer Online Battle Arena) Wonderland Wars dans lequel des équipes de joueurs se livrent à de féroces batailles.

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Avec Project Diva Arcade, Gitadora ou Beatmania IIDX, les jeux de musique et de rythme sont également bien représentés au Club Sega de Chuo-dori. Il faut dire qu’il s’agit d’un vrai sport national au pays du soleil levant où l’on ne prend pas vraiment ce genre de jeux à la légère.

Dans un vacarme assourdissant où s’entremêlent des airs de J-Pop et des notes de musique classique, des collégiens tapent des pieds et des mains, en essayant de suivre une cadence infernale. À côté, une simple partie de Guitar Hero vous semblera bien monotone.

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Autre ambiance au 6e étage entièrement dédié à la réalité virtuelle. Fusil en main et casque vissé sur la tête, des joueurs s’amusent à trucider des hordes d’aliens dans Mortal Blitz, le FPS de science-fiction du sud-coréen Skonec Entertainment. D’autres s’affrontent par équipe à Tower Tag, le jeu de tir multijoueur en réalité virtuelle commercialisé par Sega au Japon.

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Avant de quitter Akihabara, on se doit de faire un arrêt dans un Maid café. Avec leurs hôtesses sexy en tenue cosplay chargées de divertir le client avec des animations musicales et des jeux de société, ces cafés typiquement japonais sont très appréciés des otakus, à l’image de l’établissement @home cafe, logé dans le Mitsuwa Building toujours plein à craquer.

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Pour un gaijin peu habitué à ce genre d’atmosphère très kawaii, prendre un latte dans un Maid café peut être assez déroutant (ce n’est pas tous les jours qu’on vous sert le café en vous appelant «maître»). Mais jouer aux Hippos Gloutons ou à Jan-Ken-Pon (roche-papier-ciseaux) avec une serveuse déguisée en soubrette peut aussi être une expérience rafraîchissante. Surtout après avoir passé une bonne partie de la journée à transpirer dans l’obscurité d’une salle d’arcade.

 

À voir également à Akihabara:

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  • Super Potato: Une caverne d’Ali Baba pour les passionnés de «rétrogaming». On y vend des jeux et consoles d’ancienne génération, NES, Game Boy ou Sega Mega Drive, en parfait état.
  • A Button: Un bar rétro décoré avec d’anciennes manettes et autres gadgets, dont un Shooting Watch d’Hudson signé de la main de Takahashi Meijin, l’homme capable de peser 16 fois sur un bouton en une seconde.
  • Square Enix Café: Un bar à thème dont le menu s’inspire des jeux les plus populaires de la compagnie Square Enix, dont la franchise à succès Final Fantasy.

 

Ce voyage a été rendu possible grâce à l’invitation du Tokyo Convention & Visitors Bureau et d’Air Canada qui propose, depuis juin, un vol quotidien sans escales entre Montréal et l’aéroport de Tokyo Narita.