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Un fasciste dans le plafond

Un fasciste dans le plafond

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En fin de semaine, c’était la fête italienne dans la Petite-Italie.

Je suis allée manger une bonne pizza avec fiston et me promener sur le boulevard St-Laurent qui était fermé pour l’occasion. Mais avant, j’ai tenu à donner à mon fils de 10 ans un petit cours d’histoire.

Je l’ai emmené à l’église Notre-Dame-de-la-Défense pour lui montrer la fresque montrant Benito Mussolini à cheval. Mussolini était vénéré par beaucoup de catholiques de l’époque pour son rôle dans les accords du Latran.

Faudrait-il aujourd’hui recouvrir cette image d’un fasciste sous une couche de peinture (blanche, bien sûr) ?

 

À Victoria, on a bien déboulonné la statue de John A. Macdonald, le premier premier ministre du Canada, (qui n’était pas un fasciste) parce que sa simple vue pouvait offenser les membres des premières nations.

Alors on fait quoi? On enlève Macdonald et on laisse Mussolini ?

Je suis de celles qui pensent qu’on ne peut pas réécrire l’histoire. Ce n’est pas en effaçant ce qui nous dérange, ce qui choque, qu’on répare les offenses.

Au contraire, c’est en conservant les relents de notre passé qu’on peut mieux le comprendre.

En allant visiter cette église avec mon fils, j’ai pu lui expliquer 1-qui étaient les fascistes 2-pourquoi des gens bien-pensants avaient pu fermer les yeux sur les exactions de Mussolini 3-lui faire un petit rappel des liens pas toujours nets entre religion et politique.

Si on efface notre histoire, comment l’enseigner ?