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Une coalition pour arrêter de tourner en rond

Une coalition pour arrêter de tourner en rond
Photo Didier Debusschère

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Depuis 40 ans, le PQ et le PLQ se partagent le pouvoir, laissant les Québécois se diviser sur la question constitutionnelle. Les vieux partis se sont ainsi structurés autour du clivage fédéraliste/souverainiste. Le choix des électeurs était simple : pour ou contre un référendum.

Dans les dernières années, le PLQ a pleinement profité du peu d’appétit des Québécois pour la tenue d’un troisième référendum en gardant captif le vote fédéraliste. Cette dynamique lui a permis de conserver le pouvoir de 2003 à 2018, à l’exception de la courte parenthèse du gouvernement Marois.

La stratégie de la peur

Miser sur  la peur est pour le PLQ une seconde nature. Il ne semble pas savoir quoi faire d’autre dans une campagne électorale que  d’effrayer la population. On l’a vu encore cette semaine avec Alexandre Taillefer, le dauphin royal, qui brandit le spectre d’une crise sociale advenant un gouvernement caquiste. La déclaration prête encore plus à la rigolade lorsqu’on apprend que le Prince l’a faite en  recevant au Ritz, dans une caricature de la gauche caviar qui ne s’invente pas.

Quant à Couillard, bien qu’aucun parti indépendantiste ne semble à présent dans la course pour la prochaine élection, il pousse la stratégie de la peur jusqu’à l’absurde en attribuant à son principal adversaire François Legault l’intention cachée de tenir un référendum.

La déclaration de Couillard semble d’autant plus désespérée que Legault ne cesse de répéter dans tous les forums qu’il n’y aura aucun référendum sous un gouvernement de la CAQ. L’article 1 de la constitution du parti le mentionne pourtant très clairement : « La Coalition Avenir Québec est un parti nationaliste moderne dont l’objectif premier est d’assurer le développement et la prospérité de la nation québécoise à l’intérieur du Canada, tout en défendant avec fierté son autonomie, sa langue, ses valeurs et sa culture. »

Une image qui vaut mille mots

La réponse la plus éloquente aux fausses accusations de  Couillard demeure cependant les images du rassemblement caquiste de dimanche dernier à Shawinigan. On trouvait sur la scène plus de 90 candidats venant de tous les horizons politiques.

Par exemple, l’ex-ministre libérale, Marguerite Blais côtoyait l’ex-député adéquiste Éric Caire et l’ancienne conseillère de Jacques Parizeau, Christine Mitton.

Legault a accompli le tour de force de rassembler les adversaires d’hier pour faire avancer le Québec de demain.

Il faut aussi souligner la présence des  candidats n’ayant jamais fait de politique, mais inspirés par le message de Legault de faire mieux pour le Québec comme la procureure Sonia Lebel, l’olympienne Isabelle Charest ou le docteur Lionel Carmant. 

Les adversaires de la CAQ jettent régulièrement l’anathème pour qualifier les candidats de la CAQ de transfuges. Les péquistes trouvent qu’il y a trop d’anciens libéraux à la CAQ et les libéraux, qu’il y a trop d’anciens péquistes. En fait, il y a là une adéquation parfaite avec des centaines de milliers de Québécois qui ont envie d’unité, de rassemblement. Qui ont cette volonté qu’on cesse de tourner en rond. Qu’on travaille ensemble pour faire avancer le Québec.

L’enjeu n’est plus maintenant la question référendaire, mais de soutenir les enfants en difficulté d’apprentissage, d’améliorer les conditions de vie des aînés et d’innover pour le développement économique du Québec.

En regardant les images du rassemblement de Shawinigan, je ne pouvais m’empêcher de constater que nous pourrions bien être à la fin d’un cycle et au début d’une ère nouvelle.

Arrêter de tourner en rond, ça vous dit?