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La goutte qui fait déborder le vase

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Je ne pensais jamais écrire ça dans ma vie, mais je voudrais remercier Louis T. de tout cœur.

En laissant sous-entendre que la candidate du PQ Michelle Blanc était raciste, juste parce qu’elle avait écrit sur Twitter que les gens qui songeaient à voter blanc aux prochaines élections n’avaient qu’à voter pour elle, le pseudo-humoriste de Radio-Canada a montré (à son corps défendant, bien sûr) à quel point la chasse aux « méchants racistes » est devenue complètement loufoque.

DANS LE BLANC DES YEUX

Tous ceux qui ont le moindrement de culture savent ce que « voter blanc » veut dire : insérer un bulletin de vote dans l’urne sans avoir coché une seule case. Une façon de protester et de dire : « Aucun candidat ne m’intéresse ».

Mais Louis T., visiblement, ne connaissait pas cette expression. Même s’il travaille à Radio-Canada.

Pour lui, « voter blanc », c’est « voter pour un Blanc ».

Donc, à ses yeux, lorsque Michelle Blanc écrivait, pour rire, tant qu’à voter blanc, votez pour moi, la candidate péquiste voulait dire : « Tant qu’à voter pour un Blanc, votez pour moi ».

Ce qui est, bien sûr, complètement dingue. Il faut vraiment vouloir associer le PQ au racisme (sport préféré des libéraux et de la gogauche inclusive) pour dire une telle sottise.

Heureusement, le backlash n’a pas tardé.

Il n’aura fallu que quelques secondes pour que de nombreux internautes, écœurés de voir le mot « racisme » utilisé à toutes les sauces, se mettent à se moquer de Louis T. sur Twitter sous le hashtag #FaireSonLouisT.

« Je dors dans des draps blancs, je dois être raciste. »

« J’ai regardé un film avec Michel Blanc, je dois être raciste­­­. »

« Quand Québec solidaire a dit qu’il fallait faire la lutte à la pauvreté, Louis T. a cru qu’il fallait lancer des roches aux pauvres. »

« Je voulais dire quelque chose à propos de Louis T., mais je ne m’en souviens pas, j’ai un blanc... »

« Quoi, tu préfères le sel au poivre ? Raciste ! »

« J’ai passé une nuit blanche, suis-je raciste ? »

RAS LE BOL

La sortie de Louis T. est, comme on dit, la goutte qui a fait déborder le vase.

La paille qui a cassé le dos du chameau.

Les amis de Louis T. ne le savent peut-être pas, mais la plupart des gens commencent à en avoir ras le pompon de ces accusations de racisme et d’appropriation culturelle lancées à tort et à travers par une bande d’excités.

Cet été, c’est bien simple, ça n’arrête pas. Tu dis que tu as attendu en file indienne, car c’était noir de monde ?

Tu es un raciste fini. Un membre en règle du KKK.

Le mot « racisme » est tellement utilisé à toutes les sauces qu’il ne veut plus rien dire. Les antiracistes ont fini par banaliser le vrai racisme.

Heureusement, la sortie stupide de Louis T. a encouragé les gens qui en ont ras le bol à briser leur mutisme et à utiliser l’humour pour contre-attaquer.

Espérons que ça ne s’arrêtera pas là.