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Legault menace-t-il la paix sociale?

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Selon le président de la campagne libérale, Alexandre Taillefer, François Legault causera une énorme crise sociale s’il est porté au pouvoir. Misère.

Décortiquons le tout. Pourquoi l’ex-dragon croit-il, tout comme le premier ministre Couillard, que Legault menace la zénitude québécoise ? Parce que celui-ci veut s’engager à ne pas remplacer des fonctionnaires qui partiront à la retraite au cours des prochaines années.

Il faut tout d’abord souligner que le chef caquiste ne coupera pas dans les postes liés à des services directs à la population. On ne parle pas de commis aux comptoirs de la SAAQ ni d’agents téléphoniques à Revenu Québec. Non, il s’agit de fonctionnaires qui travaillent dans un bureau et que vous ne verrez jamais.

Débat nécessaire

Alors, est-ce une bonne idée ou pas ? Si oui, combien de postes pourraient être abolis par attrition sans nuire à la fonction publique ? Ces questions sont absolument pertinentes. Mais les libéraux ne veulent surtout pas en entendre parler. Pourquoi ? Car cela viendrait déplaire aux syndicats. Ah, les syndicats ! Rappelant l’époque où le clergé menait le gouvernement par le bout du nez, les tout-puissants empêcheurs de tourner en rond effraient encore et toujours nos dirigeants politiques. La perspective d’un affrontement donne le tournis à Philippe Couillard.

Voilà un exemple patent et pathétique de l’omnipuissance et de l’omniprésence débilitante des syndicats. Impossible de se questionner, de remettre en doute certains dogmes, comme celui de la taille de l’État.

Courage

Pour l’heure, nul ne peut prévoir si le premier ministre François Legault saurait tenir tête aux demi-dieux syndicaux. Mais une chose est certaine. Un très grand nombre de Québécois souhaiterait voir se lever un dirigeant qui aura le courage de questionner et d’agir. Et ça, ce n’est pas mettre en cause la paix sociale. Il s’agit plutôt de la volonté d’améliorer le Québec, quitte à déplaire.