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Mon top 3 de l'été

Mon top 3 de l'été
Agence QMI

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L'été est un bon moment pour évaluer le talent et la créativité du personnel en raison du nombre élevé de jours où il n’y pas grand-chose dans l’actualité, des « slow news days » comme on les appelle dans le métier.

C’est pourquoi ceux qui m’ont impressionné en ondes sont ceux dont les émissions qui ont su se détacher de l’actualité et qui ont profité de l’occasion pour aller ailleurs ou puiser dans leur bagage personnel pour demeurer intéressants.

Meilleur animateur : Marc Boilard au FM 93.

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Agence QMI

Ce qui me frappe chez lui, c’est sa capacité à s’adapter à la situation, au moment et aux individus qui l’entourent. En remplacement du doc Mailloux et de Josey Arseneault, il a fait ce que peu d’animateurs savent faire de nos jours : interagir intelligemment avec les auditeurs dont il prend les appels en ondes. Trop souvent, on entend des animateurs qui n’écoutent pas ce que leurs auditeurs leur racontent, trop pressés qu’ils sont de revenir pour renforcer le point qu’ils tentent d’établir.

Personnellement, j’ai peu d’intérêt pour les tribunes téléphoniques. Sur un sujet précis, je veux avoir de l’information et pas l’avis de quelqu’un qui PENSE savoir ce dont il parle.

Mais Marc Boilard nous a prouvé qu’une tribune téléphonique sera aussi intéressante que celui qui l’anime.

Il termine l’été en remplacement d’Élisabeth Crête dans Bouchard en parle où il n’essaie jamais de passer par-dessus l’animateur. Ses commentaires sont pertinents et précis.

Meilleure équipe : le retour à la maison à Énergie.

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Photo d'archives, Stevens Leblanc

J’ai eu l’occasion de le mentionner en début d’été et je le maintiens : entendre trois blancs becs de la radio, Alexandre Tétreault, Katherine Guillemette et Simon Bourassa s’en tirer si bien à la radio parlée pendant tout un été me rassure sur l’efficacité de la relève même quand on lui présente un défi aussi important que de meubler quatre heures de radio parlée, dans une heure de pointe, sur antenne majeure à Québec.

J’ai beau avoir le double de l’âge du plus vieux d’entre les trois, ils ont su m’intéresser par leurs sujets mais surtout par la façon dont ils les ont traités. Jamais ils ne m’ont donné l’impression d’être juste là en attendant que Jérôme Landry ne revienne.

Moment de radio de l’été : Les 5 albums préférés des invités de Gravel dans le retour.

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Photo Stevens LeBlanc

En partant du principe selon lequel « vous êtes ce que vous mangez » ou « vous êtes ce que vous conduisez », je crois qu’il est aussi vrai que l’on peut certainement en apprendre beaucoup sur une personne en lui demandant quelle a été la musique marquante de sa vie.

Je repense aux 5 albums choisis par Pierre Houde ( Burnin’ Beat du batteur Buddy Rich, Charlebois avec Louise Forestier, Abbey Road dont il fredonne même la finale de The End, Beau Dommage, Off the wall de Michael Jackson) qui nous ont permis d’en apprendre plus sur lui que toutes les entrevues à son sujet depuis 10 ans.

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Photo courtoisie

Ce n’est pas une idée nouvelle; c’est juste rare qu’elle soit si bien menée.

Cela nécessite deux choses:

  • 1- la candeur de l’invité dont les albums choisis représentent VRAIMENT les goûts et les influences (faut résister à la tentation de citer un sombre trompettiste de jazz des années 40 pour avoir l’air cultivé).
  • 2- que l’animateur connaisse assez bien la musique, TOUTE la musique, pour pouvoir suivre son invité, ce qui est le cas de Denis Gravel.

Quand un segment radio est assez bon pour forcer l’auditeur à rester assis dans la bagnole pour l’écouter jusqu’à la fin (surtout quand le segment en question dure plus de 45 minutes), on sait que l’on est témoin d’un sacré bon moment de radio.