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La grossesse à l’ère des médias sociaux

La grossesse à l’ère des médias sociaux

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En tombant enceinte de mon premier, j’étais bien loin de me douter à quel point mon corps ne serait plus jamais le même. Oh la belle naïveté, toi!

Aussitôt engrossée, je m’imaginais déjà future #momsofinstagram : aussi svelte qu’une nymphette, seule une bedaine en plus. Yeah right! J’ignorais encore que 60 livres me guettaient déjà l’arrière-train.

Envies incontrôlables d’Häagen-Dazs ou pas, ma silhouette tenait plus de celle de Kate dans This Is Us que des déesses d’Instagram sous le mot-clic #preggolife. Deux ans plus tard, j’en gardais encore 15 livres en souvenir, alors que j’entamais ma deuxième grossesse. Parait qu’il faut savoir s’accepter comme on est.

Facile à dire.

Je suis de ces femmes qui adorent être enceintes. Chaque étape, chaque petit coup de pied, chaque petit désagrément (allô nausées, reflux et pieds enflés!) me rappellent que j’ai le privilège de pouvoir porter la vie. Ce n’est pas rien! Mais observer mon arrière-train prendre de l’expansion, mes traits s’arrondir, mes bras se ramollir a tôt fait me filer des complexes pas possibles.

Je n’avais absolument rien en commun avec toutes ces silhouettes parfaites épinglées sur le tableau « grossesse » de mon Pinterest. Désillusion totale. Au point de refuser de me faire croquer le portrait, de peur de me faire remettre mon imperfection en plein visage. C’est quand même grave quand on y pense.

La pression de la perfection poursuit les femmes jusque dans la maternité.

Et ce n’est pas à grands coups de « T’es sûre qu’il n’y en a pas deux là-dedans? », « Wow, t’es donc bien grosse! », ou encore « Tu devrais faire attention à ce que tu manges parce qu’il va falloir tout perdre, après ça! » qu’on va se libérer de tout ce poids qui pèse sur les futures mamans.

Comme beaucoup de femmes, j’ai passé une grande partie de ma vie à me trouver trop ronde ou à essayer de peser moins. Mais la grossesse est un état qui devrait être vécu sereinement, sans complexes, dans la joie et l’allégresse (entendez-vous les anges chanter?).

Avec moins de 2 mois à faire à ma deuxième grossesse, je crois avoir assez cheminé pour affirmer que j’ai fait la paix avec les courbes et les cicatrices laissées sur mon corps qui construit la vie. Heureusement! Même que je chéris presque mon futur petit ventre un peu mou qui fera office de refuge pour le petit trésor à venir. Futures mamans, je vous en souhaite tout autant.

Et puis, au diable la modestie! Je m’auto-high-five d’avoir su trouver la zénitude avant la fin de cette grossesse. Et, par la bande, d’avoir développé une admiration sans bornes pour les femmes et leurs corps incroyables qui sait exactement quoi faire pour créer et nourrir un autre humain.

Et ça, c’est pas mal plus cool qu’une tonne de like sur instagram.