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Le courage politique de Legault

Le courage politique de Legault
Photo d'archives, Agence QMI

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La CAQ présente jusqu’ici l’équipe la plus étoffée de candidats en vue de la prochaine campagne électorale. Aucun parti ne semble pouvoir rivaliser avec la capacité de François Legault d’attirer des candidatures prestigieuses.

Le PLQ qui dispose pourtant de plusieurs comtés sûrs à l’Ouest-de-l'Île de Montréal mise uniquement sur l’ex-hockeyeur Enrico Ciccone.

Le PQ, loin dans les sondages, peine à attirer des nouveaux candidats et doit se contenter  d’anciens députés prêts à prendre du service comme Daniel Breton et Jean-Martin Aussant. 

La machine de la CAQ a pourtant semblée se gripper en fin de semaine. Dans un revirement rocambolesque, nous avons appris en l’espace d’une demi-journée la candidature de Gertrude Bourdon puis son désistement. La PDG du CHU de Québec-Université Laval était même évoquée pour devenir ministre de la santé.

Loin d’être une déconvenue pour Legault, cette affaire montre plutôt en exemple son courage politique.

Une demande inacceptable 

Le point d’achoppement dans les discussions entre la CAQ et Bourdon porte sur l’entente salariale entre le gouvernement du Québec et les médecins spécialistes. Ces derniers recevraient une rémunération excédentaire d’environ 1 milliard de dollars par année comparativement à la rémunération des médecins canadiens. Ce montant dépasse nettement la capacité de payer des Québécois

La CAQ a déjà annoncé depuis plusieurs mois son intention de renégocier avec les médecins. L’argent récupéré pourrait aussi être utilisé pour répondre aux besoins des citoyens en matière de services en santé.

Bourdon ne voulait pas renégocier cette entente. Bien des chefs politiques auraient capitulé devant les exigences d’une candidate aussi prestigieuse afin de faire un gain électoral. Legault a refusé de céder.

Un homme de conviction

Legault a choisi courageusement de perdre une possible ministre de la santé plutôt que de revenir sur ses promesses envers la population. Il n’est guère étonnant qu’il soit considéré comme le chef de parti le plus susceptible de trouver des solutions aux problèmes de la santé selon le dernier Léger.

Si l’affaire Ouimet nous a appris qu’on ne pouvait avoir confiance en la parole de Philippe Couillard, Legault aura quant à lui démontré qu’il était un homme de convictions et qu’il ne ferait pas de compromis sur ses engagements.