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Maxime Bernier, la suite

Maxime Bernier, la suite
Photo Agence QMI, Dominic Chan

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Il y aura donc, au moment de faire le bilan de l’année 2018, une affaire Maxime Bernier. Le député de Beauce a décidé de ne pas s’excuser d’avoir remis en question les excès du multiculturalisme canadien. Tout le Canada officiel a beau lui tomber dessus, il s’entête à dire que 2 et 2 font 4.

Canada

Précisons : d’un point de vue québécois, Bernier n’a pas dit grand-chose. Nous savons, chez nous, que le multiculturalisme est une idéologie toxique : elle a d’abord été mise en place pour nous faire disparaître comme peuple. Avant le multiculturalisme, nous étions un peuple fondateur. Après le multiculturalisme, on nous a réduits au statut de communauté ethnique parmi mille, issue d’une vague migratoire parmi d’autres.

Et depuis quelques années, malgré le politiquement correct, les Québécois n’hésitent pas à le contester ouvertement. Le PQ comme la CAQ ne sont pas sur la même ligne politique, mais les deux partis conviennent par exemple de la nécessité d’une laïcité québécoise.

Mais est-ce que Bernier ira plus loin ? Parce qu’il faut être sérieux : on ne remettra jamais sérieusement en question le multiculturalisme si on ne fait pas le procès de la constitution qui nous l’a enfoncé dans la gorge. Ajoutons que Justin Trudeau incarne de manière caricaturale l’esprit de cette constitution.

Courage

Dans une vie antérieure, Maxime Bernier était souverainiste. Il ne l’est manifestement plus. Mais il a probablement conservé une conviction de ses années de jeunesse : la constitution canadienne est un étouffoir identitaire qui nie les droits fondamentaux des deux peuples fondateurs.

Allez Maxime Bernier, encore un peu de courage, continuez à mettre un peu de vie dans cet univers aseptisé qu’est celui de la politique canadienne ! Au Canada anglais, ils sont probablement nombreux à espérer une remise en question de la bien-pensance. Et le Parti conservateur devrait être le lieu privilégié de cette contestation.