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Le PQ présente un autobus de campagne... étonnant

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Afin de se démarquer de ses adversaires, le Parti québécois a dévoilé mardi un autobus de campagne multicolore, deux jours avant le déclenchement officiel de la campagne électorale.

Sur les médias sociaux, les internautes n’ont pas tardé à souligner que le véhicule, illustré par l’artiste multidisciplinaire de Drummondville Jean-René Douville Tessier, rappelle les belles années du mouvement hippie.

On y voit une personne jouant de la guitare, d’où sort de l’eau symbolisant le fleuve Saint-Laurent et les rivières du Québec, selon le chef péquiste Jean-François Lisée. Le dessin montre également «un saumon qui veut remonter la pente, comme nous», a ajouté le chef du PQ, troisième dans les sondages.

Jean-François Lisée, et sa vice-cheffe Véronique Hivon, prendront la route dès ce soir pour la région montréalaise à bord du véhicule, lançant officieusement leur campagne électorale.

Propos de Charest

Lors d’un point de presse à Québec pour présenter son autobus de campagne, Jean-François Lisée s’est délecté des commentaires tenus par Jean Charest envers Philippe Couillard lundi, au micro de BLVD 102,1. L’ex-premier ministre a notamment reconnu que le PLQ de Philippe Couillard a laissé filer le branding de l’économie.

«C’était le temps que quelqu’un se lève pour dire que le bilan stratégique en matière d’économie du gouvernement Couillard, il est lamentable», a dit Jean-François Lisée.

S’il reconnaît que l’emploi se porte bien au Québec, le chef péquiste estime que son adversaire politique a échoué sur les «décisions stratégiques». «On a un premier ministre qui a vendu Rona aux Américains, donné la C Serie aux Européens, qui a fait construire son train électrique emblématique de Montréal en Inde [...], a-t-il énuméré. À chaque fois qu’il est intervenu, ça a été une catastrophe.»

Le PLQ n’est plus le parti de l’économie parce que «monsieur Couillard a démontré qu’il n’était pas un bon gestionnaire économique du Québec», a ajouté Jean-François Lisée. «Que ça vienne de l’intérieur du Parti libéral [du Québec], de dire en matières économiques les libéraux l’ont échappé, dans ces grandes décisions stratégiques : ça éclaire le débat», ajoute-t-il.

Une candidate convoitée

Par ailleurs, le chef péquiste a révélé que son parti a aussi approché la présidente-directrice générale du CHU de Québec-Université Laval, Gertrude Bourdon, afin qu’elle soit candidate pour le PQ.

Gertrude Bourdon a décliné l’offre de se présenter pour la CAQ le week-end dernier, mais le PLQ laisse toujours planer la possibilité de recruter cette candidate-vedette dans le domaine de la santé.

Jean-François Lisée a toutefois souligné les contacts initiés par la députée sortante Agnès Maltais, au cours de la dernière année, sont demeurés «extrêmement préliminaires».