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Sonia LeBel préférerait l’abolition du financement politique

La candidate de la Coalition avenir Québec, Sonia LeBel, ici photographiée en compagnie du chef du parti, François Legault.
Photo d'archives Agence QMI, Sébastien St-Jean La candidate de la Coalition avenir Québec, Sonia LeBel, ici photographiée en compagnie du chef du parti, François Legault.

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Même si elle a multiplié les présences à des activités de collecte de fonds pour la CAQ, Sonia LeBel soutient qu’elle préférerait l’abolition du financement politique.

«Dans un monde idéal, si on pouvait éliminer toute forme de financement politique, je serais partisane de cette chose», a lancé la candidate vedette de la Coalition avenir Québec en entrevue avec Le Journal.

«Mais on est encore dans un univers où chaque dépense électorale doit être imputée à de l’argent qui a été ramassé à travers des contributions politiques et je le comprends. Je ne voudrais pas que quelqu’un avec une fortune personnelle ait un avantage sur quelqu’un qui est moins riche», indique-t-elle.

Mme LeBel s'est jointe à la CAQ en février 2017, comme directrice de cabinet adjointe de François Legault. Rapidement, elle se fait inviter par le député de Granby François Bonnardel à participer à une activité de financement. «Je me suis assurée que ça ne rentrait pas en conflit éthique, mais c’était après mes heures de travail», note-t-elle.

Avant même d’être officiellement candidate, elle a d’ailleurs été invitée comme conférencière à une dizaine d’activités de financement du parti.

«Pourquoi l’ex-procureure-chef de la commission Charbonneau se lance en politique? Ça a été la curiosité de tout le monde. J’avais une certaine renommée publique. Tous les acteurs de la Commission ont été sous les feux de la rampe dans les chaumières. Mon nom était connu parmi les membres du public», dit-elle.

Même si elle aimerait voir le financement politique disparaître des mœurs québécoises, Mme LeBel ajoute qu’il ne faut pas le «démoniser».

Les modifications apportées à la loi électorale à la suite de la commission Charbonneau, comme l’abaissement du seuil des contributions politiques, ont assaini les mœurs, indique-t-elle.

«Avant de bâtir un stratagème de financement à coup de 100 $, ça prend du travail en tabarouette et beaucoup de prêtes-noms», explique-t-elle.

«Mais si tu demandais si Sonia LeBel personnellement veut éliminer cette partie-là, effectivement», a-t-elle dit.

Elle ajoute qu’elle a apporté des changements de pratique à la CAQ, où les dons en argent comptant ne sont plus permis depuis novembre 2017.

Par ailleurs, Mme Lebel a récemment annoncé des candidatures au nom du chef François Legault. Joue-t-elle le rôle de numéro deux ? «Je ne pense pas avoir un rôle de numéro deux officiel, pas plus que d’autres personnes. C’est probablement mon rôle de figure féminine. Je suis une des premières femmes avec une certaine notoriété qui s’est jointe à la CAQ. J’ai annoncé trois femmes, ce n’est pas un hasard», explique-t-elle.