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Le Québec, champion exportateur au Japon

Le Québec, champion exportateur au Japon
Alexander Smagin | Unsplash

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Il paraît qu’au Québec, on est assez champion de l’exportation. On pense bien sûr aux aéronefs, au papier et aux métaux. Mais là où le palmarès national étonne, c’est quand il dévoile que le Québec excelle en matière d’exportation de porc au Japon.

Ici, on ne parle pas de quelques côtelettes: l’an dernier, le porc du Québec a été vendu à travers le monde à hauteur de 1,68 milliard de dollars canadiens – ça, c’est plus que l’hydroélectricité!

Impressionnant? Vraiment.

Notre porc national en Asie

Le porc est le premier produit bioalimentaire exporté par le Québec. À l’heure actuelle, on le commercialise dans 80 pays. Quand on pense qu’il y a 194 pays et qu’on exporte dans près de la moitié, il y a de quoi être fier.

L’an dernier, la province a envoyé de la viande de porc principalement aux États-Unis (38%), au Japon (23%) et en Chine (17%). Or, c’est réellement au Japon que la qualité du produit québécois attire les foules. En 2017, on y a d’ailleurs vendu pour 385 millions de dollars canadiens de porc.

Le Québec, champion exportateur au Japon
Le porc du Québec

L’essentiel: une viande de grande qualité

Le pays du Soleil-Levant est reconnu pour sa quête d’excellence et de précision. Le porc du Québec correspond à ces attributs. On lui reconnaît ses qualités de viande juteuse et son positionnement haut de gamme.

Les Japonais le savourent en fines tranches pour le shabu-shabu, la déclinaison nippone de la fondue chinoise. Shabu-shabu est l’onomatopée qui décrit le fin bruit fait par la viande lorsqu’elle est plongée dans le bouillon chaud.

On y cuisine aussi le porc en côtelette panée et frite, le tonkatsu («ton» = porc et «katsu» = côtelette). La côtelette tranchée est servie accompagnée d’une sauce au curry, de chou émincé, de riz et d’une soupe miso.

Carl Robitaille, responsable des ventes internationales de porc Nagano à l’usine Lucyporc du Groupe Robitaille, s’est rendu au Japon dans le cadre de ses fonctions. Il en garde d’excellents souvenirs: «Nous avons goûté le porc Nagano dans une chaîne réputée de restaurants japonais. Le tonkatsu était une première pour moi. Ça goûtait le bonheur. C’était incroyable.»

«Lors de notre dernier voyage au Japon, j’ai remarqué qu’il y a une énorme variété de gens à qui cela plaît. Ça peut être absolument n’importe qui qui choisit nos produits.»

 

En tonkatsu ou en shabu-shabu, le porc du Québec y est certes reconnu pour sa grande valeur, tant par les amateurs que les fins connaisseurs. C’est d’ailleurs ce que souligne Matthieu Levasseur, responsable des ventes internationales de porc Nagano, qui s’est également rendu à quelques reprises au Japon.

Le Québec, champion exportateur au Japon
Le porc du Québec

Un honneur qui se mérite

Les transformateurs de porc du Québec se doivent donc d’être à la hauteur des attentes du marché nippon, mais aussi international. Ils ne lésinent sur aucun détail et s’assurent de tout faire avec précision.

La viande y est envoyée fraîche, jamais congelée, dans des conteneurs réfrigérés. Après un transit par bateau de 21 à 23 jours, les boîtes identifiées sous Mugifugi (qui signifie montagne d’orge, l’alimentation principale du porc Nagano) arrivent au Japon.

«Ça a pris de nombreuses années avant qu’on atteigne vraiment l’expertise de la chaîne au complet. C’est uniquement une fois qu’on arrive au Japon qu’on comprend pourquoi on fait toutes nos étapes comme ça.», ajoute Matthieu Levasseur.

Carl Robitaille poursuit dans la même veine: «Les Japonais sont des gens excessivement exigeants. Ils ont un sens du goût hyper développé. Les repas sont pour eux une expérience qui se doit de toujours être sensationnelle. Faire affaire avec ces gens-là, c’est tout à notre honneur.»

Ce succès international se manifeste chez tous les transformateurs de porc du Québec qui investissent des efforts colossaux dans la transformation d’une viande de qualité.

«Le porc de chez nous est très reconnu parce qu’il est un gage de qualité chez la plupart des clients japonais.», conclut Carl Robitaille. «Et chez nous aussi!», a-t-on envie de répondre avec fierté!

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