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Pas d’éducation sexuelle pour mon enfant!

Sebastien Proulx
Photo d’archives, Simon Clark Sebastien Proulx

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Donc, c’est clair : l’éducation à la sexualité sera obligatoire pour tous les élèves du primaire et du secondaire dès la rentrée.

Mais les parents pourront retirer leurs enfants de ce cours pour deux raisons.

Un : le tort psychologique qui pourrait être causé à un élève (qui aurait été victime de violence sexuelle, par exemple).

Et deux : l’atteinte à des droits et libertés garantis par les chartes canadiennes et québécoises (comme la liberté de religion).

SUPERSTITITIONS 1 SCIENCE 0

Votre ami imaginaire qui vit sur un nuage considère la sexualité comme une chose sale ?

Il ne vous permet pas de parler de sexualité à vos enfants ?

Il trouve que les homosexuels sont des malades mentaux ?

Il croit que l’infidélité est un crime grave ?

Il nie à la femme le droit au plaisir ?

Il croit que le sexe ne sert qu’à la procréation ?

Il est contre la masturbation, la contraception, le sexe hors mariage et l’avortement ?

Eh bien, vous pourrez retirer votre enfant de ce cours sans aucun problème.

Le gouvernement abdiquera ses responsabilités et fera passer vos superstitions avant l’éducation.

C’est quoi la suite ?

Je ne veux pas qu’on enseigne la théorie de l’évolution à mon fils ?

Je ne veux pas qu’on dise à ma fille que la Terre tourne autour du soleil ?

Non, mais tant qu’à faire, allons-y !

Si on fait passer la religion AVANT la sexologie, qui est une science, pourquoi ne ferait-on pas passer la religion AVANT l’astronomie, l’anthropologie ou la biologie ?

PAPA A RAISON

On va donc se retrouver avec différentes catégories d’élèves.

Des élèves qui sont exposés aux récentes découvertes scientifiques.

Et des élèves qui sont élevés selon des dogmes théologiques datant de 2000 ans.

L’école sert à extirper l’enfant de son milieu familial et à l’exposer à d’autres idées, d’autres faits et d’autres valeurs que ceux que ses parents lui enseignent à la maison.

C’est ça la racine latine du mot « éducation » : conduire hors. Arracher.

Or, dans le cas de la sexualité, on dit : « On ne t’arrachera pas de ton milieu familial, car on juge qu’en matière d’éducation sexuelle et de biologie, le discours religieux est plus important que le discours scientifique. »

Pourquoi ?

Pour les crinqués de religion, c’est une victoire éclatante.

« Regarde, même l’école et le gouvernement trouvent que ce que je te dis sur la virginité, la fidélité et l’homosexualité est aussi important sinon plus que ce que les scientifiques affirment !

« Non seulement ai-je le droit de te dire que les gais sont des malades qui méritent d’être punis, mais l’État (par le biais de l’école) ne peut t’exposer à un contre-discours ! »

À GENOUX DEVANT LA RELIGION

Bref, on abandonne les enfants qui grandissent dans un milieu hyper religieux et hyper fermé.

Au lieu de leur donner l’occasion de voir et d’entendre « autre chose », on leur dit de retourner sagement dans leur cachot.

Tout ça, bien sûr, grâce à la Charte de Trudeau père.

Hier, je disais que le temps était venu de mettre la religion à sa place. Malheureusement, on continue de s’agenouiller devant elle.

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