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Chèques de 150 $ à 300 $ aux familles: Couillard se défend de vouloir acheter des votes

Le Parti libéral du Québec (PLQ) s’est engagé vendredi matin à verser de 150 $ à 300 $ par enfant par année aux familles, afin de leur «faciliter la vie».
Photo Marc-André Gagnon, Journal de Québec Le Parti libéral du Québec (PLQ) s’est engagé vendredi matin à verser de 150 $ à 300 $ par enfant par année aux familles, afin de leur «faciliter la vie».

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Philippe Couillard se défend de vouloir acheter le vote des familles, en leur promettant un chèque de 150 $ à 300 $ par enfant qu’ils pourront dépenser comme bon leur semble, si les libéraux sont reconduits au pouvoir.

En guise de premier grand engagement de sa campagne électorale, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) s’est engagé vendredi matin à « faciliter la vie des familles » en leur remettant, en 2018 et en 2019, un chèque dont le montant variera entre 150 $ à 300 $ par enfant, en fonction du revenu familial.

À terme, M. Couillard s’attend à ce que cette mesure coute 380 M$ par année.

Craint-il d’être accusé d’acheter des votes avec cette promesse? « Non. Parce que je ne fais que suivre la tendance que le Québec a choisi dans les dernières années », s’est défendu le premier ministre sortant.

Comme bon leur semble

Le chèque que recevront les parents s’ajoutera aux allocations et au montant pour les fournitures scolaires qui leurs sont déjà versés.

Pas question d’obliger les parents à dépenser cette somme additionnelle pour des fournitures scolaires ou autre.

« Si quelqu’un veut le prendre pour autre chose, qu’il le prenne pour autre chose », a dit M. Couillard, en se disant même à l’aise à l’idée que les parents en profitent pour s’offrir une pause.

« Ça se pourrait que pour un couple, aller passer deux trois jours tranquille, ça aide après avec les enfants puis la pression de la vie quotidienne. Si c’est ça qu’ils décident, je ne veux pas dire moi, aux familles, ce qu’ils vont faire avec l’argent nouveau qu’on leur apporte », a indiqué le chef libéral.

10 jours de congé

Le parti de Philippe Couillard promet par ailleurs 2000 nouvelles places subventionnées en service de garde aux niveaux collégial et universitaire.

Advenant sa réélection, M. Couillard s’est aussi engagé à ramener sur la table la réforme du Régime québécois d’assurance parentale, qui est morte au feuilleton la session dernière.

Rappelons que le projet de loi prévoyait notamment d’offrir aux familles la possibilité de mettre en banque 10 jours de congé parentaux afin de les utiliser plus tard.

« Ce que je vous annonce aujourd’hui, c’est un engagement ferme de le remettre sur le calendrier législatif et de l’adopter le plus rapidement possible », a déclaré le premier ministre sortant.

La faute du cannabis

Interrogé sur les raisons pour lesquelles cette réforme n’a pas été adoptée plus tôt par son gouvernement majoritaire, M. Couillard a blâmé la place occupée par la légalisation du cannabis par Ottawa.

« On était tout simplement encombrés dans le calendrier législatif, a-t-il dit. Une pièce énorme de notre calendrier législatif a été prise par le cannabis. Je regrette de le dire, mais on aurait pu facilement adopter ce projet de loi-là, n’eut été de cette nécessité de suivre le dictat du fédéral sur le cannabis. »