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Assassiné 25 ans après avoir comploté un meurtre

Un trafiquant montréalais tué d’une balle dans la tête dans l’arrondissement de Saint-Léonard

Le trafiquant de drogue Guy Therrien, que l’on voit plus bas sur une photo prise après sa dernière arrestation en 2012, a été abattu d’au moins une balle à la tête dans un bâtiment commercial de l’arrondissement de Saint-Léonard, à Montréal, jeudi soir.
Photo Agence QMI, Erik Peters Le trafiquant de drogue Guy Therrien, que l’on voit plus bas sur une photo prise après sa dernière arrestation en 2012, a été abattu d’au moins une balle à la tête dans un bâtiment commercial de l’arrondissement de Saint-Léonard, à Montréal, jeudi soir.

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Presque 25 ans après avoir lui-même comploté un meurtre, un vétéran trafiquant de drogue montréalais a été pris pour cible par un tueur, jeudi soir.

Guy Therrien, 53 ans, est mort d’au moins une balle à la tête dans ce qui a toutes les apparences d’un règlement de compte lié au crime organisé, à l’intérieur d’un bâtiment commercial de l’arrondissement montréalais de Saint-Léonard, sur la rue Lafrenaie, à 20 h 25.

Guy Therrien
Photo d'arcvhives
Guy Therrien

Un jeune homme de 21 ans qui se trouvait en compagnie de la victime au moment de l’assassinat a aussi été grièvement blessé par un projectile d’arme à feu. Il reposait à l’hôpital dans un état critique, vendredi, selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Suspect arrêté

Le 17e meurtre de l’année à Montréal, dont le mobile reste encore nébuleux, pourrait être rapidement élucidé puisque les enquêteurs du SPVM et les policiers de son Groupe tactique d’intervention sont allés appréhender un suspect à Napierville, en Montérégie, vendredi midi.

Le trafiquant de drogue Guy Therrien, que l’on voit plus bas sur une photo prise après sa dernière arrestation en 2012, a été abattu d’au moins une balle à la tête dans un bâtiment commercial de l’arrondissement de Saint-Léonard, à Montréal, jeudi soir.
Photo Agence QMI, Erik Peters

La police n’a fourni aucun renseignement sur cet homme de 44 ans ni sur ce qui l’a menée vers lui. Jointe en fin de journée vendredi, une relationniste du SPVM n’était pas en mesure de dire si des accusations seraient portées puisque l’interrogatoire n’était pas complété.

Rôles inversés

Therrien s’était retrouvé dans la même situation peu commode que ce suspect après qu’un motoneigiste eut découvert le corps criblé de balles d’un notaire dans une carrière désaffectée à Saint-Eugène, près de Drummondville, la veille de Noël, en 1993.

La Sûreté du Québec avait établi que Me Denis Toutant, qui résidait à Brossard, avait été tué dans un règlement de compte à la suite d’un différend avec des trafiquants qui l’avaient chargé de blanchir leur argent sale.

Le 17 février 1994, Therrien, alors âgé de 29 ans, et un autre Montréalais, Stéphane Quintal, qui n’avait que 23 ans, étaient arrêtés et accusés de ce meurtre.

Stéphane Quintal, <i>complice</i>
Photo d'arcvhives
Stéphane Quintal, complice

Selon l’enquête policière, Therrien aurait « passé » le contrat d’homicide et Quintal l’aurait exécuté, rapportait alors Le Journal.

Fait rare pour un accusé de meurtre, Quintal a vite renoncé à un procès et plaidé coupable, écopant de l’emprisonnement à perpétuité.

Therrien s’en tirait beaucoup mieux, en s’avouant coupable à une accusation réduite de complot. Le tribunal l’avait condamné à six ans de pénitencier, en mai 1994.

Coke et pot

Une fois libéré, le trafiquant a repris du service, mais les policiers de la Gendarmerie royale du Canada lui ont passé les menottes en juin 2001.

Therrien fut ensuite condamné à quatre ans de détention pour avoir importé de la cocaïne au Canada et exporté du cannabis aux États-Unis au sein d’un réseau dirigé par des trafiquants d’origine colombienne.

En juin 2012, Le Journal avait relaté sa dernière arrestation quand il a été épinglé pour trafic de cocaïne par le SPVM avec plusieurs complices liés à la mafia montréalaise, au gang de l’Ouest, ainsi qu’au Syndicate, un gang de rue connu pour brasser des affaires avec les motards Hells Angels.


► Therrien était toujours en libération conditionnelle au moment de son assassinat puisque la peine de 70 mois qui lui avait été imposée en 2014 pour trafic de coke n’était pas terminée.

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