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À la poursuite des trophées

Ce doré de trois kilos, intercepté par Pascal Marin, fait partie de la moyenne que les clients du guide Pierre Leblanc interceptent.
Photo courtoisie Ce doré de trois kilos, intercepté par Pascal Marin, fait partie de la moyenne que les clients du guide Pierre Leblanc interceptent.

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L’endroit le plus réputé au pays pour la capture de gros dorés est sans contredit la baie de Quinte.

Le lac Ontario accueille une incroyable population de poissons sportifs, dont les percidés jaunes.

L’automne, lorsque l’eau se refroidit, les diverses bandes de dorés migrent graduellement vers cette baie d’une longueur de près de 100 km. Ils s’y rendent pour se gaver de gaspareaux et de grizzard shad (aloses à gésier) qui viennent s’y reproduire. Les prédateurs resteront sur place tout l’hiver jusqu’à leur propre saison des amours, le printemps. Par la suite, un grand pourcentage des spécimens matures retournera au large pour y passer l’été.

Expériences passées

Depuis 2002, j’ai eu le plaisir de séjourner à maintes reprises à Picton, à la pourvoirie Merland Park et de pêcher avec le propriétaire, Kevin Lavers.

Normalement, plus on tardait à s’y rendre, plus l’eau était froide et plus les poissons étaient actifs. La température idéale à cibler se situait entre 5 et 7 degrés Celsius. Vous aurez évidemment compris que les conditions météorologiques étaient difficiles à endurer pour les manieurs de cannes, mais le jeu en valait la chandelle.

Les premières années, nous faisions des pêches miraculeuses. Je me souviens entre autres d’une excursion de quatre jours où nous avons gracié 43 dorés dépassant les 4,5 kg.

Au fil des temps, la baie de Quinte est devenue de plus en plus populaire et de nombreux adeptes s’y sont rendus. La pression intensive imposée aux percidés a eu certains effets négatifs sur la qualité de la pêche. Bien qu’il soit encore possible d’y faire des captures phénoménales, ce n’est rien à comparer avec les résultats d’antan.

Diane Couture, Manon Morse et Francine Corbeil étaient heureuses, mais littéralement épuisées après avoir combattu ces gros saumons chinook.
Photo courtoisie
Diane Couture, Manon Morse et Francine Corbeil étaient heureuses, mais littéralement épuisées après avoir combattu ces gros saumons chinook.

Un précurseur

Il y a 11 ans, Pierre Leblanc, du lac Simon, a délaissé son emploi dans le domaine des télécommunications pour devenir guide à temps plein. En 2011, il a tenté de localiser les dorés au large. Duck, comme ses amis l’appellent, essaie alors de trouver où se vautrent ces poissons quand ils ne se sont pas dans la fameuse baie de Quinte. Il lui a fallu deux ans pour comprendre leurs déplacements et finalement découvrir les escarpements, les hauts-fonds et les sites entre deux eaux que les percidés fréquentent d’août à octobre, et même plus tard, avant leur périple annuel.

Parlons pêche

Même si certains spécimens préfèrent les grandes profondeurs, ce passionné exploite uniquement la portion supérieure des eaux, à moins de 10 mètres de profondeur. Il est alors beaucoup plus facile de gracier les batailleurs qui se sont laissé leurrer par ses LiveTarget Rainbow Smelt Banana, Rapala Husky Jerk et Reef Runner 800.

Afin de faire pêcher simultanément quatre personnes à bord de son bateau de 31 pieds, il se sert d’un mât et de deux gros dériveurs de surface sur lesquels il peut installer jusqu’à trois perches.

Le poids moyen des captures se situe entre 3 et 4,5 kilos. Retenez toutefois que les prises de plus de 5,5 kilos sont fréquentes et que, chaque année, un de ses invités franchit habituellement la barre des 6,35 kilos (14 livres).

Bien qu’il soit possible de ramener un trophée de plus de 63 centimètres à domicile pour consommation, Pierre encourage vivement la graciation. Il est permis et préférable d’en conserver quatre petits sous cette mesure.

Alternative

Les clients qui optent pour un forfait de deux jours peuvent, s’ils le souhaitent, tenter leur chance au saumon et au touladi.

Lors de notre visite, il y a deux semaines, huit chinook, dont deux pesant plus de 10 kilos, nous ont offert des combats mémorables. La truite grise était également au menu. Certaines étaient corpulentes à souhait et pesaient près de huit kilos. Nous nous sommes servis de downrigger, de plaque de plongée et de fil d’acier pour présenter nos offrandes à la bonne profondeur.

Pour s’y rendre, il suffit d’emprunter la route 401 jusqu’à la sortie 566 et de suivre les directions pour la ville de Picton, puis pour la marina Waupoos. Il faut compter un peu moins de quatre heures de Montréal pour accéder à cette magnifique nappe d’eau. Les pêcheurs doivent se procurer un permis de pêche au montant de 16,06 $ par jour.


Pour en savoir plus, composez le 819 983-8515 ou visitez les sites guidepierreleblanc.ca et merlandpark.com.