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Flirt politique: pas d’impact sur le vote dans Rosemont, croit Marissal

Flirt politique: pas d’impact sur le vote dans Rosemont, croit Marissal
Chantal Poirier / JdeM

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MONTRÉAL | Le candidat solidaire Vincent Marissal ne croit pas que son entrée houleuse en politique aura de l’impact sur le résultat du vote dans Rosemont, où il affronte notamment le chef péquiste Jean-François Lisée.

Après une poignée de main polie avec son adversaire péquiste, qui prenait un bain de foule samedi dans sa circonscription, M. Marissal a refusé de commenter le cas de la libérale Gertrude Bourdon, qui fait les manchettes depuis plusieurs jours pour avoir flirté avec plusieurs partis politiques.

Au printemps, l’ex-journaliste a admis avoir menti au sujet de ses discussions avec le Parti libéral du Canada avant de faire le saut en politique provinciale sous la bannière de Québec solidaire.

Vincent Marissal ne craint pas les répercussions de cet épisode sur le vote des électeurs de Rosemont. «Je suis dans la rue ici tous les jours, il n’y a personne qui me parle de ça, franchement, il n’y a personne qui me parle de ça», a-t-il répondu aux journalistes.

Le candidat solidaire soutient que le nombre de membres a même augmenté dans le comté depuis son arrivée.

«Il n’y a personne qui a déchiré sa carte de membre ou qui a brûlé sa carte de membre, au contraire. On a plus de membres qu’on n’en a jamais eu, on a une cagnotte, on a un fonds de guerre électoral digne des plus belles campagnes qui se font à travers le Québec. Après ça, c’est aux gens de décider, moi je peux vous dire qu’il n’y a personne dans la rue qui me parle de ça», a-t-il renchéri.

Pas d'autoflagellation

Le candidat solidaire dit avoir maintenant tourné la page. «Je fais campagne, je ne suis pas en train de m’autoflageller dans mon sous-sol parce que j’aurais pu faire ceci ou cela. La politique, ce n’est pas facile, on le sait, je le sais, je m’en doutais un peu parce que j’ai couvert ça pendant assez d’années pour le savoir, mais l’accueil dans Rosemont est extraordinairement positif».

Vincent Marissal sent les électeurs de Rosemont réceptif aux propositions de QS. «L’autre fois, j’ai dit aux enfants: je reviens dans 15 minutes, il n’y a plus de pain. Je suis parti en courant sur [la rue] Masson, je suis revenu une heure après parce qu’il y a huit personnes qui m’ont arrêté entre la petite épicerie du coin pis chez nous, personne ne m’a parlé de ça, de mon entrée», a-t-il insisté.

Il dit respecter son vis-à-vis Jean-François Lisée, qui a un important parcours politique. «Mais les gens, ce qu’ils me disent ici, et vous pourrez leur demander, c’est qu’ils trouvent qu’il est un peu usé, que le PQ est un peu usé».