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Les conservateurs restent unis... pour l’instant

Le chef du Parti Conservateur, Andrew Sheer.
Photo Guillaume St-Pierre Le chef du Parti Conservateur, Andrew Sheer.

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HALIFAX | Le chef conservateur Andrew Scheer semble avoir réussi – du moins pour l’instant – le test de leadership auquel il a été confronté contre son gré au sortir d’un congrès marqué par le départ fracassant de Maxime Bernier et des débats houleux sur l’avortement.

« Malgré ce qui s’est passé, le parti reste pour le moment uni », analyse le politologue de l’Université de l’Alberta Frédéric Boily.

Après le coup de tonnerre du Québécois, le risque était pourtant bien réel que des fissures apparaissent au sein des troupes conservatrices réunies dans les Maritimes pour un dernier congrès avant les prochaines élections fédérales.

« Victoire »

Le Beauceron compte sur un noyau de fidèles partisans parmi les quelque 150 000 membres du parti, a-t-il lui-même tenu à rappeler en fin de semaine.

Mais la très vaste majorité des 3000 militants réunis à Halifax jusqu’à samedi a choisi de se ranger derrière M. Scheer. Tout comme l’ensemble des députés conservateurs présents dans les Maritimes. « En ce sens, c’est une victoire pour son leadership », a commenté la professeure de l’Université d’Otta­wa Geneviève Tellier.

En entrevue, M. Scheer a minimisé les critiques formulées contre son leadership, soutenant qu’elles venaient d’« une seule personne », selon lui : Maxime Bernier. Ce dernier, a avancé M. Scheer, « a décidé il y a longtemps de ne pas accepter le résultat du vote ». « Il n’y a rien que j’aurais pu faire pour qu’il décide de rester », a-t-il confié.

M. Bernier croit quant à lui être en mesure de convaincre les autres militants conservateurs qui n’étaient pas présents à Halifax.

Avortement

Le chef conservateur a aussi réussi à imposer sa volonté sur la délicate question de l’avortement, en envoyant au front des poids lourds.

La députée ontarienne Lisa Raitt a pris la défense de son chef, qui n’a aucune intention de rouvrir ce débat, a-t-elle rappelé. Et cela, même s’il se dit lui-même pro-vie.

Les militants conservateurs ont voté contre le financement d’organismes internationaux faisant la promotion de l’avortement, donnant un prix de consolation à ceux qui souhaitent rouvrir ce débat.

Le congrès d’Halifax était l’occasion pour les militants de mettre leur empreinte sur la plateforme électorale du parti en adoptant diverses résolutions. Le choix final revient toutefois au chef.