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Faire «coucou» avec les bébés pourrait permettre de détecter l'autisme

Maternité maman bébé bloc
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La capacité des bébés âgés d'à peine quelques mois à répondre à des stimulus, comme un parent faisant «coucou» ou éclatant de rire, pourrait servir de technique pour détecter des signes avant-coureurs d'autisme, suggère une étude britannique.

Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de différentes universités du Royaume-Uni ont analysé l'activité cérébrale de bébés de moins de six mois, alors qu'ils leur présentaient des stimulus sociaux (coucous, rires) et non sociaux (le son d'une cloche ou d'une voiture), sous forme visuelle ou auditive.

Ces enfants ont été évalués quelques années plus tard, lorsqu'ils ont atteint l'âge de 3 ans, afin de repérer ceux souffrant d'un trouble du spectre de l'autisme.

Les chercheurs ont, par la suite, été en mesure d'établir une corrélation entre l'activité cérébrale enregistrée lorsque les bébés ont été soumis à des stimulus sociaux et le risque de développer un trouble du spectre de l'autisme. Plus précisément, ceux qui réagissaient le moins aux «coucous» et autres stimulus sociaux étaient plus à risque de souffrir d'autisme.

«Compte tenu de l'importance d'interagir avec autrui dans notre monde social, il est possible que des biais d'attention chez les bébés aient un impact sur le développement des réponses sociales dans leur cerveau, qui peuvent perdurer à mesure que l'enfant grandit», a expliqué la Dre Sarah Lloyd-Fox, qui a dirigé l'étude, en entrevue avec la BBC.

En raffinant les méthodes pour détecter l'autisme, les chercheurs espèrent que les médecins pourront aiguiller et venir en aide plus rapidement aux familles. «Ça signifie offrir aux enfants et aux parents de nouvelles stratégies pour les aider à centrer leur attention sur les interactions sociales et à apprendre différentes façons d'interagir», a détaillé la Dre Lloyd-Fox.