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Rentrée à la CSDM: il faut doubler le budget d’agrandissements, dit la présidente

Rentrée CSDM
Photo Dominique Scali La présidente de la CSDM Catherine Harel Bourdon et le directeur général Robert Gendron en train d'aider un élève de maternelle un peu déboussolé lors de la rentrée à l'école Saint-Léon-de-Westmount.

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En ce jour de rentrée, la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) demande au prochain gouvernement de doubler le financement pour les constructions et agrandissements d’écoles, alors que la croissance du nombre d’élèves est encore plus grande cette année que l’an passé.

«Si le gouvernement du Québec ne double pas ses investissements dans les prochaines années, il va y avoir un problème», a déclaré Catherine Harel Bourdon, présidente de la plus grosse commission scolaire au Québec.

Elle était présente lundi matin pour la rentrée dans élèves à l’école Saint-Léon-de-Westmount, où un projet d’agrandissement a été approuvé par le ministère de l’Éducation.

La CSDM reçoit entre 50 et 60 millions de dollars par année pour agrandir ses écoles ou en construire de nouvelles, mais ce n’est plus assez, prévient Mme Harel Bourdon.

200 nouveaux par semaine

À cette période-ci de l'année, environ 200 nouveaux élèves s’inscrivent chaque semaine à la CSDM, qui compte maintenant 2700 jeunes de plus que lors de la rentrée passée. Il s’agit d’une augmentation supérieure à celle de l’année précédente.

Et la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys donne le même son de cloche: entre 200 et 230 nouveaux élèves s'y inscrivent chaque semaine.

À la Commission scolaire de la Pointe-de-l'île, une centaine d'inscriptions sont comptabilisées chaque semaine seulement dans les classes d'accueil, qui reçoivent les jeunes qui ne parlent pas encore français.

Jusqu'à maintenant, la vague de demandeurs d’asile et de réfugiés semble moins grande que l’an dernier à la CSDM, estime Mme Harel Bourdon. Mais, toutes catégories confondues, le nombre total de nouveaux élèves continue de battre des records, notamment en raison de l’immigration régulière.

«Heureusement qu’on a réussi l’exploit d’installer une centaine de classes en 7 mois en unités modulaires parce que sinon, ce serait vraiment très problématique.»

Où mettre les maternelles 4 ans?

La Coalition avenir Québec (CAQ), qui est en avance dans les sondages en cette période électorale, a rappelé sa promesse de créer des classes de maternelle pour tous les enfants de 4 ans d’ici cinq ans.

«On se demande vraiment comment on va pouvoir répondre à cet ajout de milliers d’enfants de 4 ans», le manque de places étant déjà criant, a réagi Mme Harel Bourdon.