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Chaîne humaine devant les Pères Maristes: Proulx lance un appel au calme

Espérant une «rentrée apaisée», le ministre Sébastien Proulx (en avant-plan à gauche) a ajouté «qu’aller manifester devant l’école pour en ajouter, je ne vois pas qui on sert (…) ».
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC Espérant une «rentrée apaisée», le ministre Sébastien Proulx (en avant-plan à gauche) a ajouté «qu’aller manifester devant l’école pour en ajouter, je ne vois pas qui on sert (…) ».

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Des militantes veulent former une chaîne humaine mardi matin à l’occasion de la première journée de classe au Séminaire des Pères Maristes en soutien aux présumées victimes du dossier de photos sexuellement explicites échangées.

Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix) souhaite former la chaîne devant le terrain du Séminaire, vers 7 h 45.

«On veut vraiment venir en soutien pour qu’elles sentent que la communauté les croit et que nous sommes derrière elles. Le Séminaire dit vouloir la paix sociale, mais je n’ai pas vraiment entendu que l’on veut le bien-être des présumées victimes», indique l’instigatrice Isabelle Boily.

Mis au fait de l’initiative, Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation et ministre responsable de la Capitale-Nationale, a lancé un appel au calme tout en disant «douter qu’il soit nécessaire de faire des représentations devant l’école, alors qu’il y a un jugement qui demande à l’école de faire certains gestes».

Espérant une «rentrée apaisée», le ministre Proulx a ajouté «qu’aller manifester devant l’école pour en ajouter, je ne vois pas qui on sert [...]».

Une rentrée particulière

Le Séminaire des Pères Maristes a tenu sa journée d’accueil lundi, soit quelques jours à peine après que la Cour supérieure eut exigé à l’établissement de réintégrer les six garçons visés par l’enquête. Un peu plus tôt ce mois-ci, l’établissement était revenu sur sa décision initiale et avait décidé de ne pas les réintégrer.

Pour le moment, ils ne font face à aucun chef d’accusation.

Le Journal a sondé plusieurs parents d’élèves, lundi matin, qui ont réitéré leur confiance envers l’institution.

«J’ai confiance. C’est sa cinquième année ici, il n’y a pas de raison pour que ça se passe mal», indique M. Sarhaoui.

Geneviève Roy croit pour sa part que le Séminaire prendra les mesures nécessaires pour que des incidents de ce genre «ne se reproduisent plus».

«Je n’ai aucune inquiétude, la vie suit son cours. C’est une bonne institution», lance-t-elle.

Le directeur de l’école, François Sylvain, n’a pas voulu s’adresser directement aux médias, disant vouloir se concentrer sur la rentrée.

«Mon équipe et moi entendons redoubler d’efforts pour assurer une rentrée et une année scolaire harmonieuse dans les circonstances», a-t-il indiqué par courriel.

Le directeur a ajouté qu’un plan d’action avait été déposé au ministère de l’Éducation le 20 août dernier et celui-ci sera «rapidement révisé afin de tenir compte du jugement de la Cour supérieure».

-Avec la collaboration de Taïeb Moalla