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Le baseball, un cadeau de tous les jours

Gary Carter
Photo d’archives Gary Carter a été une source d’inspiration pour bien des joueurs.

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Je ne suis pas certain qui de Roberto Clemente ou de Minnie Minoso est le premier à avoir dit tout haut la phrase : « Baseball has been very very good to me » (le baseball a été très très bon pour moi), mais je me souviens très bien de la fois où Gary Carter me partageait ces mots dans le stationnement du Stade municipal de West Palm Beach après une journée du camp d’entraînement de 1997.

Carter m’avait dit que c’était Clemente qui avait rendu cette phrase célèbre. L’ancien receveur des Expos s’amusait à prendre un accent d’Amérique latine pour offrir sa meilleure imitation : « beisbol bing berry berry go to me ». Ce que le Kid voulait vraiment me partager, c’est comment nous étions privilégiés, fortunés d’être là, au camp d’entraînement en Floride, à s’adonner au baseball ensemble.

À la retraite depuis quelques années, il était sur place comme entraîneur invité des Expos et moi, j’y étais comme recrue qui tentait de percer la formation. « Le baseball me donne des cadeaux à tous les jours », me disait-il, avec son sourire légendaire en cet après-midi du mois de mars.

Je ne suis pas convaincu d’avoir compris l’ampleur de son discours à ce moment, mais je le comprends tellement aujourd’hui.

Le baseball me gâte tous les jours. Il me fait vivre des moments incroyables. Que ce soit des moments d’apprentissage (car au baseball, tu n’as jamais fini d’apprendre), des moments de fierté lorsque je regarde mon fils ou mes étudiants s’amuser sur le terrain ou encore ces moments qui me permettent d’enseigner et de partager ma passion.

Transmettre à la mairesse

J’ai encore eu cette chance à Québec, samedi, lors de la deuxième Coupe des maires Birks. Cet événement, organisé par Paul Delage Roberge au profit de la Fondation des amis de l’aviation royale du Canada, est un match entre une équipe de Québec (et leur gérant Régis Labeaume) et une équipe de Montréal menée par la mairesse Valérie Plante. Denis Boucher et moi étions les lanceurs pour la formation de la métropole.

J’ai adoré la partie, mais également jouer et échanger sur le baseball avec la mairesse.

Pendant le match, elle était très attentive et posait de nombreuses questions sur le jeu. Elle a eu beaucoup de plaisir et m’a confié qu’elle avait une toute nouvelle vision du baseball.

Plante emballée

La mairesse Plante me racontait que, plus jeune, elle avait toujours été plus attirée vers les sports individuels, mais qu’en cette journée, elle avait vraiment aimé son expérience sur le terrain. Elle fut emballée par la beauté de la camaraderie du baseball, de l’atmosphère, les stratégies et de l’implication de chaque membre de l’équipe.

J’ai quitté le stade Canac très heureux, avec le sentiment du devoir accompli. À un certain moment, j’ai eu le goût de regarder la mairesse et de lui dire : « Le baseball a été très très bon pour moi. »

Comme Gary il y a deux décennies, le but était de lui faire comprendre que nous étions privilégiés d’être là à s’adonner à ce merveilleux sport et que le baseball est un cadeau de tous les jours.