/news/green
Navigation

Tordeuse des bourgeons: la SOPFIM se prépare pour l'an prochain

Coup d'oeil sur cet article

Les dommages causés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette cette année dans les forêts du Québec sont toujours en cours d'évaluation, mais déjà, la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) se prépare pour l'an prochain.

«À partir de la semaine prochaine, nous allons recueillir des branches de façon à établir le niveau de population de l'insecte, en prévision du programme d'arrosage de 2019», a expliqué le directeur général de la SOPFIM, Jean-Yves Arsenault.

Les employés de la SOPFIM vont procéder à cet inventaire sur la Côte-Nord, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, et ce, jusqu'aux premières chutes de neige.

«On doit établir les niveaux de population et, dépendamment des niveaux, on va déterminer combien de fois on va devoir arroser l'an prochain, a ajouté M. Arsenault. On n'essaie pas de contrôler l'épidémie. C'est impossible, avec les niveaux de population qui existent au moment où l'on se parle, mais on essaie de faire en sorte que les arbres passent au travers de l'épidémie en protégeant 50 % du feuillage.»

Le Bas-Saint-Laurent durement touché

En 2017, la superficie de forêt défoliée a augmenté de 146 % au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

«L’épidémie progresse et s'étend rapidement dans ces régions», a souligné M. Arsenault. Selon lui, ce qui désavantage ces territoires, c'est la présence de sapins, une essence de prédilection pour l'insecte.

Les pulvérisations aériennes contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette risquent donc de se reproduire pendant plusieurs années dans la région.

«Si les arbres gardent 50 % pour de leur feuillage, ils vont passer au travers de l'épidémie, donc c'est un abonnement pour revenir dans les mêmes territoires pendants 10-12 ans», a souligné M. Arsenault.

Un combat dispendieux

Cette année, plus de 24 millions $ ont été dépensés pour la protection des forêts publiques.

Le budget de la prochaine année reste à déterminer, mais dans les dernières années, les budgets ont augmenté. En 2017, 18 millions $ avaient été dépensés pour protéger les forêts publiques et privées.

En juillet, les équipes de la SOPFIM ont survolé les territoires infestés afin d'évaluer l'efficacité des pulvérisations aériennes contre la tordeuse. On attend actuellement les résultats de ces survols.

Jusqu'ici, 7,2 millions d'hectares de forêt publique et privée ont été défoliés.