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Transport adapté: la géolocalisation fait son entrée

Transport adapté
Photo d'archives, Agence QMI On pourra désormais suivre à la trace les véhicules équipés d’un GPS.

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MONTRÉAL – Les autobus et les taxis adaptés de la STM seront tous géolocalisables d’ici la fin de l’année 2019, a annoncé mardi le service de transport, qui souhaite que cette nouveauté lui permette de mieux composer avec les nombreux retards.

«Avant, c’était aux chauffeurs de nous prévenir s’ils pensaient arriver en retard, mais plusieurs ne le faisaient pas. Maintenant, c’est beaucoup plus simple», note Catherine Laroche, commis divisionnaire au bureau de la STM pour le transport adapté.

On pourra désormais suivre à la trace les véhicules équipés d’un GPS.

Si un chauffeur accuse un retard sur son trajet, que ce soit à cause de travaux ou d'un client, les commis divisionnaires en seront informés et pourront prévoir plus facilement une autre solution pour les passagers, si c’est possible.

Meilleur service

Depuis juin, tous les minibus et 20 % des taxis adaptés sont munis de la technologie EXTRA Connecte. D’ici la fin de l’année, elle sera installée sur plus de la moitié des taxis pour personnes en situation de handicap.

«La STM fait affaire avec 14 compagnies de taxi pour assurer le transport adapté. C’est donc un long processus, puisqu’il faut négocier avec chacune des compagnies, mais, à la fin de 2019, ça devrait être complété», explique Mario Gagnon, directeur du transport adapté à la STM.

Lorsque l'ensemble des véhicules visés auront été dotés de la technologie EXTRA Connecte – ce qui aura coûté 24 millions de dollars –, les usagers pourront être prévenus par téléphone cinq minutes avant l’arrivée de leur transport, qu’il soit à l’heure ou non.

«Ça évite de trop stresser. On peut continuer nos activités normalement tant qu’on n’a pas reçu l’appel. On perd moins de temps», se réjouit Laurence Parent, représentante des usagers du transport adapté au conseil d’administration de la STM.

Pas d’application

Il reste que 20 % des trajets adaptés prennent plus de 30 minutes de retard. Une fois l'installation de la technologie EXTRA Connecte terminée, les employés de la STM n’aviseront pas toujours les passagers d'un retard, même lorsqu'il sera certain qu'un véhicule – souvent réservé la veille – ne peut arriver à l'heure prévue.

Une application mobile comme Transit, qui permet aux autres passagers de la STM de suivre en temps réel le parcours de leur autobus, n’est pas prévue pour le moment.

«Pour le transport adapté, on n’est pas là pour le moment, mais on commence à s’en rapprocher», souligne avec optimisme Mario Gagnon, de la STM.

À cause du vieillissement de la population, la demande pour le transport adapté connaît une hausse fulgurante.

En 2017, quatre millions de déplacements adaptés ont été effectués à Montréal, presque deux fois plus qu’en 2008.