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Vaste analyse des dossiers des coroners aux archives

On veut éviter que des informations sensibles soient accessibles

FD-MEURTRE IRRESOLU-THERESE LUCE
Photo d’archives  Stéphane Luce a raconté au Journal avoir été stupéfait de découvrir qu’un dossier d’enquête sur sa mère assassinée en 1981, Thérèse Luce, était accessible au public à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

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La Bibliothèque et Archives nationales du Québec a déclenché une vaste analyse de tous ses rapports de coroners afin de s’assurer qu’ils ne contiennent pas d’informations sensibles concernant des meurtres non résolus.​

Le Journal révélait lundi que le dossier portant sur l’enquête de Thérèse Luce, une femme assassinée en 1981, dont le meurtrier court toujours, était accessible au grand public, avec le rapport du coroner.

Déclarations de suspects, démarches d’enquête et preuves amassées auraient pu être consultées par l’assassin, déplorait le fils de la victime, Stéphane Luce.

La Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a depuis retiré l’accès à ce dossier en raison de la « nature délicate de ce cas ».

« Suite à l’événement, on va s’assurer que tout est conforme avec les différents intervenants impliqués et qu’il n’y a pas de dossiers publics où on a accès à certaines informations alors que l’enquête est en cours », dit Hélène Laverdure, directrice générale des Archives nationales de BAnQ.

Aucune restriction

Pour une raison inconnue, le dossier complet de coroner de Mme Luce a été transmis en 1993 par le ministère de la Justice sans aucune restriction de consultation, selon les informations de la BAnQ, qui doit conserver toutes les archives judiciaires datant d’avant 1986.

Le ministère a indiqué qu’il leur était impossible d’offrir des explications, hier, puisqu’à cause « de l’âge du dossier des vérifications additionnelles sont requises »

Stéphane Luce « salue l’initiative » de la BAnQ d’analyser les dossiers en sa possession. Il ajoute espérer avoir bientôt une réponse à ses questions afin de comprendre ce qui a pu se produire.

Pas la faute de la police

Malgré ce que pensait le fils de la victime initialement, cette histoire n’est pas due à une erreur du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), qui confirme que l’enquête est toujours active « pour identifier le responsable de ce meurtre odieux ».

« Nous partageons les mêmes objectifs que monsieur Stéphane Luce et comprenons parfaitement sa frustration de ne pas avoir obtenu justice pour sa mère après toutes ces années », a affirmé l’inspecteur Simon Crépeau, responsable de la Division des affaires publiques et relations médias.

La police de Longueuil confirme avoir toujours été en possession des documents d’enquête originaux.