/finance/business
Navigation

Une usine de produits de cannabis de 12 M$ à Mirabel

EXKA a l’œil sur un marché naissant de plusieurs milliards de dollars au pays

Maxime Paris, le fondateur et directeur général de EXKA
Photo Ben Pelosse Le fondateur et chef de la direction de la société montréalaise EXKA, Maxime Paris, pose sur le terrain de golf où il veut consacrer 25 000 pieds carrés de serres hybrides à la culture.

Coup d'oeil sur cet article

Le nouveau venu EXKA va construire une usine d’extraction d’huile de cannabis de 12 millions $ sur un ancien terrain de golf de Mirabel au cours des prochaines semaines, a appris Le Journal.

« Ce qui est unique, c’est qu’on se concentre sur l’extraction, mais on a également la culture », partage au Journal Maxime Paris, fondateur et chef de la direction de la société montréalaise EXKA, qui a vu le jour en début d’année.

Pour éviter des problèmes d’approvisionnement, EXKA veut à la fois faire pousser la fameuse plante et la transformer.

La société proposera aussi à d’autres producteurs de cannabis d’extraire l’huile de leurs fleurs grâce à sa technologie.

« On n’est pas les seuls au monde, mais au Québec, il y en a seulement une autre avec une licence d’extraction, HEXO, et une autre société qui essaye d’en obtenir une », explique le patron d’EXKA.

L’entreprise en est à ses dernières autorisations auprès de Santé Canada.

Maxime Paris, le fondateur et directeur général de EXKA
Photo courtoisie

Nouveaux emplois

Une bonne trentaine d’emplois spécialisés en pharmaceutique, en biotechnologie et en horticulture seront créés d’ici deux ans, souligne Maxime Paris. Celui-ci a travaillé dix ans dans une banque d’affaires. Il a géré des laboratoires grâce à sa formation poussée en science.

Pour l’instant, EXKA ne compte pas d’investisseurs institutionnels. « C’est une société privée financée par des entrepreneurs québécois », se limite à dire M. Paris. Il ajoute que ses partenaires d’affaires actuels sont « silencieux » (silent partners).

Produits dérivés

En gros, EXKA s’intéresse à tout ce qui est « non fumable »: extrait, huile, etc. La douleur, l’inflammation, l’insomnie ou encore l’anxiété peuvent être traitées avec des produits à base de cannabis, selon l’entreprise.

« L’avantage des produits dérivés de cannabis, c’est que l’on peut vraiment contrôler ce que l’on prend », estime Maxime Paris.

Pluie de milliards de dollars

Au pays, le marché du cannabis pharmaceutique est estimé à plus de deux milliards de dollars. Celui du récréatif à huit milliards de dollars, dont la moitié risque d’être consommée par des « produits non fumables » d’ici quelques années, précise Maxime Paris.

Chaque année, la demande pour les huiles et l’extraction de cannabis bondit de 50 %, évalue la PME québécoise EXKA.

Au début du mois, Molson a annoncé qu’elle allait lancer une boisson au pot avec le producteur québécois Hexo. Pour l’instant, Labatt n’a pas l’intention de faire comme son concurrent, mais dit suivre les tendances de l’industrie naissante.

« On veut approvisionner l’industrie pharmaceutique, c’est ça notre niche, mais les marchés vont se développer vers des produits dérivés au cours des prochaines années », conclut Maxime Paris, lequel a en poche un doctorat en génétique moléculaire des plantes et un MBA.

EXKA

  • Fondation : 2018
  • Siège social : Montréal
  • Fondateur : Maxime Paris
  • Produits : huile de cannabis, capsules et tablettes, lotions, crèmes et gels, infusions
  • Début de la production : 2019-2020
  • Expansion : 2020-2021
  • Superficie totale du terrain : 7,2 millions de pieds carrés

Source : EXKA