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Gertrude Bourdon «est prête à contourner les règles pour arriver à ses fins», dit Lisée

Les méthodes de gestionnaire de la candidate libérale Gertrude Bourdon sont «louches», selon Jean-François Lisée.
Photo d'archives Stevens LeBlanc, Journal de Québec Les méthodes de gestionnaire de la candidate libérale Gertrude Bourdon sont «louches», selon Jean-François Lisée.

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SAINT-HYACINTHE | Les méthodes de gestionnaire de la candidate libérale Gertrude Bourdon sont «louches», selon Jean-François Lisée.

«Elle est prête à contourner les règles pour arriver à ses fins», s’inquiète le chef péquiste. Il en donne pour preuve le fractionnement de contrat auquel s’est livrée la gestionnaire lorsqu’elle était PDG du CHU de Québec.

Notre Bureau d’enquête a révélé vendredi que les règles d’appel d’offres avaient été contournées par un centre hospitalier sous la gouverne de Gertrude Bourdon. C’est le Conseil du trésor, dans un rapport de vérification, qui a tiré la sonnette d’alarme.

«Les contrats ont été fractionnés» pour faciliter la transaction avec une entreprise qui ne pouvait pas accepter des contrats de plus de 1 million de dollars, car elle ne détenait pas d’autorisation de l’Autorité des marchés financiers (AMF), peut-on lire.

Une tactique «vieille comme le monde», déplore Jean-François Lisée. «Évidemment, c’est louche», a-t-il insisté vendredi, en marge d’une visite dans une ferme de Saint-Hyacinthe.

L’UPAC doit se pencher sur le cas de Caire

Mais il s’inquiète encore davantage du conflit d’intérêts dans lequel s’est placé le député caquiste sortant Éric Caire, qui a accepté, avec sa conjointe, un prêt de 55 000 $ du maire Émile Loranger.

«D’où vient l’argent pour rembourser?» s’interroge-t-il. Le chef péquiste a rappelé que le député de La Peltrie avait récemment pris position contre le projet de prolongement de l’autoroute 40 dans sa circonscription, en porte-à-faux avec son parti, mais en droite ligne avec celui du maire Loranger.

À l’instar du libéral Gaétan Barrette, Lisée croit que l’UPAC devrait s’en mêler. «Moi, si j’étais à l’UPAC, je me poserais la question d’aller au fond de cette histoire-là. Sur M. Caire, il y a des tas de questions qui n’ont pas de réponse.»