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Pour une approche juste et équitable du traitement de l’arthrite

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Caroline et Marie-Line sont cousines et sont toutes deux atteintes d’arthrite; l’une de spondylarthrite ankylosante, l’autre de polyarthrite rhumatoïde. Le soutien qu’elles reçoivent est bien différent, même si les deux sont atteintes d’arthrite : Caroline reçoit compensation de ses assurances collectives pour ses soins complémentaires alors que Marie-Line n’obtient rien du tout du régime public. Pourquoi?

Que l’offre de services pour les traitements de l’arthrite soit différente d’une personne à l’autre au Québec est un non-sens pour la Société de l’arthrite et c’est pourquoi nous avons décidé d’agir et de proposer une solution concrète à ce problème : l’implantation d’une approche en soins complémentaires aux gens souffrant de l’arthrite.

Une approche basée sur les soins complémentaires représente la démarche juste et équitable à privilégier. Ce projet aurait le potentiel, si déployé à la grandeur de la province, d’améliorer la qualité de vie des milliers de Québécois qui vivent avec l’arthrite de type inflammatoire. Il améliorerait l’efficacité des traitements octroyés aux patients tout en optimisant l’efficience du système de la santé. Une solution gagnante pour tout le monde.

Nous croyons fermement que les personnes atteintes d’une forme d’arthrite inflammatoire doivent avoir rapidement accès à des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des psychologues et des travailleurs sociaux, ce qui est loin d’être le cas présentement.

Pourtant, une approche holistique, comme nous la proposons, est atteignable à faible coût pour les contribuables québécois. De plus, elle réduirait de manière importante les coûts sociaux engendrés par les Québécois atteints d’arthrite tout comme les coûts subits par ces derniers, notamment à cause de pertes d’autonomie, suivies parfois de périodes d’invalidité. En privilégiant une démarche de traitements complémentaires, les nombreux obstacles physiques et psychologiques de la maladie seraient amenuisés, permettant ultimement à certains patients de garder leur emploi ou même de retourner au travail plus rapidement.

Même si ce projet a été présenté aux différentes formations politiques du Québec, la communauté de l’arthrite se retrouve encore devant une absence flagrante d’engagement. Nous entamons une campagne sociétale afin de mobiliser la population à la solution que nous proposons tout en demandant des engagements clairs de la part de tous les partis politiques. Nous faisons donc de l’absence de l’approche en soins complémentaires et de l’implantation des équipes multidisciplinaires notre priorité, notamment lors de la campagne électorale.

Tous ceux désirant se mobiliser pour la cause sont d’ailleurs invités à le faire en se rendant sur le site Web de notre campagne Passez à l’action au Québec.

Nous espérons que cette mobilisation convaincra le prochain gouvernement que les 1,3 million de Québécois vivant avec l’arthrite méritent tous d’avoir accès à des traitements pertinents et efficaces.


Eric Amar

Directeur général

Société de l’arthrite – Division du Québec


Dre Sarah Campillo

Présidente du Conseil consultatif

Société de l’arthrite – Division du Québec

Rhumatologue pédiatrique