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Mon enfant a-t-il un horaire trop chargé?

Entre l’école et le piano, le hockey et le ballet

Mon enfant a-t-il un horaire trop chargé?
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Certains parents se croient obligés de stimuler le développement de leurs enfants en les encourageant à suivre un grand nombre d’activités parascolaires. Mais tous les enfants n’ont pas les mêmes goûts ni les mêmes intérêts. Leur niveau d’énergie, leurs capacités, leurs aspirations diffèrent, tout comme leur besoin de sommeil et de stimulation. Comment éviter que nos enfants souffrent de surcharge ? Voici cinq stratégies à considérer pour faire les choix appropriés.

1. Montrez-vous sensible aux signes d’épuisement. Certains enfants n’ont pas le temps de souffler. Il ne leur faut pas seulement exceller à l’école, ils doivent aussi se montrer brillants au cours de piano, agiles sur leurs skis, premiers à la compétition de natation et, en plus de faire leur chambre tous les jours, ils doivent se montrer charmants avec tout le monde. Un enfant soumis à de telles exigences peut sentir le poids de la fatigue peser sur ses épaules. Le stress : C’est le premier signe de surcharge. Et si on n’agit pas rapidement, son bien-être pourrait bien être menacé.

2. Se rappeler des bienfaits du temps libre. Ah, ne rien faire ! Pour nos enfants comme pour nous, profiter de la vie sans horaires ni contraintes est quasiment devenu un luxe. Or, le fait de jouer, de s’amuser librement, ou encore l’oisiveté offrent de nombreux bienfaits pour un enfant. Cela l’incite à prendre des initiatives pour s’accorder un répit, à combler ses besoins essentiels de repos et à utiliser son imagination pour être créatif. Le temps libre lui permettra également de se trouver de nouveaux intérêts. Et entre deux obligations, il pourra respirer.

3. Établir des priorités. Quand chaque activité est d’égale importance et qu’entre l’école et le parascolaire, le cours de natation et le club d’échecs, l’enfant n’a pas le choix que de réussir avec brio, il serait peut-être bon de décréter que les parties de balle molle du jeudi soir n’auront pas la priorité cette année. Les enfants ne sont pas toujours les meilleurs juges pour statuer du niveau d’implication le plus sain pour eux. Néanmoins, lorsqu’un jeune se fait tirer l’oreille ou qu’il s’engage dans une activité uniquement pour ne pas décevoir, il y a peu de chances qu’elle suscite chez lui du plaisir et de la motivation.

4. Assurez-vous que votre enfant éprouve du plaisir dans ce qu’il fait. Vous souhaitez que votre fils devienne une vedette de hockey, mais il préfère s’exercer à la clarinette ? Mettez vos aspirations de côté et laissez-le décider. Quand on encourage son enfant, il faut le faire en pensant à lui, et non pour satisfaire sa fierté personnelle.

5. Se rappeler que son enfant a une identité bien à lui. De nos jours, certains parents ont l’impression de « manquer leur coup » si leur enfant ne s’intéresse pas à certaines activités ou s’il n’y performe pas. Il ne faut jamais oublier qu’il existe une vie en dehors de la performance et qu’il est toujours temps de faire une pause dans sa propre course au rendement pour jouer avec son enfant, pour jaser avec lui et lui faire comprendre à quel point il est important. Avant toute chose, l’enfant doit sentir qu’il ne décevra pas son père et sa mère s’il développe à son rythme ses propres intérêts — parfois situés à des années-lumière de ceux du parent. Bref, qu’il a droit à son identité propre. Et qu’il sera aimé quoi qu’il fasse.