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L’éthique n’est pas un enjeu électoral

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À défaut de paraître cynique, ce que je me refuse, je préfère être réaliste : l’éthique ne fait pas partie des enjeux de cette campagne électorale. Comme d’aucune autre d’ailleurs. Vous ne me croyez pas ? Pourtant, ce n’est pas nouveau.

Même durant la commission Charbonneau, alors que plusieurs libéraux étaient nommés et sommés de venir s’expliquer devant la juge, ces derniers ont quand même réussi à se maintenir dans l’opinion publique et même à revenir en force en 2014. En anglais, il existe une expression qui résume peut-être ce retour en force : « Better crooks than separatists », mais je préfère penser que les citoyens ont d’autres préoccupations.

L’économie et la santé

On a beau dire que François Legault a eu une semaine difficile avec Le Bouyonnec et Caire qui l’ont mis dans le pétrin avec leurs contrats et leurs ententes pour le moins discutables, il semble que ce dernier ait plutôt choisi de minimiser leur impact. Il doit se dire que, de toute façon, ce n’est pas ce dont les gens vont se souvenir. Il a peut-être raison sur ce point. Même l’indignation du ministre Barrette, qui, disons-le, n’a pas de leçon à donner, n’a pas été capable de faire percoler la nouvelle dans l’opinion publique.

Déjà les regards étaient tournés vers l’ALENA et le coût du système de santé. Exit l’éducation, malgré la rentrée scolaire. Retour aux soi-disant « vraies affaires ».

Désinvolture éthique

L’éthicien René Villemure décrit dans son blogue la « désinvolture éthique » en expliquant que celle-ci est liée à un sentiment de supériorité, ici d’un politicien qui prend le citoyen de haut pour se maintenir au-dessus de la mêlée. Il nous suggérait d’ailleurs de revoir nos façons de faire et d’arrêter d’être désinvoltes, pour combattre le cynisme politique et favoriser l’intégrité. Je ne peux qu’être en accord avec lui.