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Café à succès: un goût de la Colombie en Montérégie

Café à succès: un goût de la Colombie en Montérégie
Crédit: Mareiwa Café Colombien

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S’intégrer dans une culture qui n’est pas la sienne est un défi de taille. Implanter une entreprise florissante en quelques années au sein de sa nouvelle communauté tient de l’exploit. À son arrivée au Québec en 2008, Lorena Meneses, alors âgée de 18 ans, était loin de se douter qu’elle dirigerait un fleuron de Saint-Hyacinthe, le Mareiwa Café Colombien.

Je me suis entretenu avec l’entrepreneure afin de parler café, famille et choc culturel.

Café à succès: un goût de la Colombie en Montérégie
Crédit: Mareiwa Café Colombien

Peux-tu expliquer ce que fait ton entreprise?

Lorena: À la base, nous nous spécialisons dans l’importation, la torréfaction et la distribution de grains de café provenant directement de Colombie. Je suis allée deux mois là-bas avec mon père en 2015 afin de trouver des producteurs locaux qui pourraient nous approvisionner en grains verts. Nous sommes tombés sur une coopérative qui emploie des femmes et des autochtones, avec qui nous avons décidé de faire affaire. L’année suivante, je vendais mes premiers grains torréfiés dans les alentours de Saint-Hyacinthe. Aujourd’hui, mon frère Jorge et moi avons également le café Mareiwa sur la rue des Cascades, qui est en activité depuis environ un an.

Café à succès: un goût de la Colombie en Montérégie
Crédit: Mareiwa Café Colombien

Comment l’idée d’avoir ton propre café t’est-elle venue?

Lorena: J’étais en science politique et immigration à l’UQAM et je cherchais un café où étudier à Saint-Hyacinthe, mais je ne trouvais pas d’établissement qui servait du bon café. Je me suis dit que c’était quelque chose qui manquait dans notre ville. Pendant la grève étudiante de 2015, je me suis inscrite à un cours de gestion d’entreprise à l’école professionnelle, dans le but de lancer ma compagnie.

Pourquoi avoir attendu deux ans avant d’avoir pignon sur rue?

Lorena: En fait, mon cours en gestion m’a fait réaliser que démarrer son entreprise demande beaucoup de préparation. J’ai utilisé ce temps pour peaufiner mes connaissances dans le café et devenir «experte» dans le sujet. Aussi, j’ai découvert que c’est plus rentable de vendre des grains crus et torréfiés que d’avoir son commerce. J’ai donc inversé mon plan d’affaires et décidé d’ouvrir mon établissement lorsque j’aurais plus de fonds.

Café à succès: un goût de la Colombie en Montérégie
Crédit: Mareiwa Café Colombien

Est-ce qu’établir ta business à Montréal t’a déjà traversé l’esprit?

Lorena: Honnêtement, non. Tout de suite après avoir terminé mes études à Montréal, je suis retournée à Saint-Hyacinthe. J’aime mieux le rythme de vie ici. C’est moins effréné et moins stressant. De plus, je ne pense pas que j’aurais pu développer mon entreprise aussi vite si j’avais été à Montréal. On est privilégiés. Les gens nous connaissent et nous avons remporté plus de sept prix d’excellence depuis la création de Mareiwa.

Le fait d’être en région m’a aussi permis de m’intégrer beaucoup plus facilement et rapidement que si j’avais été en ville. Je n’ai pas eu le choix d’apprendre le français et de me jeter dans la culture la tête première pour m’acclimater à mon nouvel environnement.

De quoi es-tu le plus fière depuis le démarrage de ton entreprise?

Lorena: La clientèle! Je ne m’imaginais jamais avoir autant de clients fidèles en me lançant là-dedans. Faire des cafés pour ces gens, ça vaut tout l’or du monde, pour moi.

Café à succès: un goût de la Colombie en Montérégie
Crédit: Mareiwa Café Colombien

Quelles leçons as-tu tirées de ton parcours entrepreneurial jusqu’à maintenant?

Lorena: Il faut être extrêmement persévérant. Le chemin de l’entrepreneur est bourré d’obstacles et il faut savoir les surmonter si on veut percer. Il y a aussi un travail de priorisation des objectifs qui doit être fait avant de se jeter là-dedans. Un plan bien bâti est à la base de toute entreprise en santé!

Pour suivre Lorena et son équipe, c'est par ici

 

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