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[AUDIO] Bernard Drainville conseille en ondes à son ami Guy Leclair de se retirer

Bernard Drainville, ex-ministre péquiste devenu animateur et commentateur politique.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHERE Bernard Drainville, ex-ministre péquiste devenu animateur et commentateur politique.

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Bernard Drainville, ex-ministre péquiste devenu animateur et commentateur politique, a lancé aujourd'hui, en ondes, un message à son ami et ex-collègue Guy Leclair, arrêté pour alcool au volant en juillet dernier.

Au cours de son segment avec Paul Arcand au 98,5 FM, Bernard Drainville a avoué d’entrée de jeu ne pas être objectif dans ce dossier.

«Moi, je ne ferai pas semblant, ce matin, Paul... J’ai siégé avec Guy Leclair et c’était un député dont j’étais proche, alors je le dis d’emblée aux auditeurs: je ne suis pas objectif, moi, ce matin. Je ne ferai pas semblant d’être objectif. Et je connais son histoire personnelle», a-t-il indiqué.

L’ex-député s’est ensuite ouvert au sujet de l’accident tragique qu’a vécu le fils du député de Beauharnois.

«Son gars, Benjamin, était un wakeboarder, un gars qui faisait de la planche sur l’eau. C’était un des meilleurs au monde. Pas très connu au Québec, mais, sur la scène internationale, très, très connu. Et il a eu un grave accident en 2016, puis son fils est resté quadriplégique. [...] C’était un superchampion et, là, il est paralysé. Je pense que les chances qu’il revienne sont minces. Alors, je ne dis pas que c’est une excuse, Paul. Je ne suis pas en train de dire que c’est une excuse. Je suis en train de dire que ça peut expliquer, du moins en partie, que Guy ait perdu ses repères et que Guy vive une passe difficile», a-t-il expliqué avec émotion.  

Mieux de se retirer

Bernard Drainville a aussi parlé du nombre d’infractions commises par son ami depuis 2002, et lui a suggéré de se retirer.

 «Ça commence à en faire beaucoup. Et puis là, je n’ai pas le goût de le lancer en dessous de l’autobus, parce que, franchement, c’est mon chum, Leclair. Mais j’ai le goût de dire à Guy: “Ça va être tough, mon chum. Les prochaines semaines, ça va être difficile. Veux-tu vraiment vivre ça? Veux-tu vraiment faire l’élection avec tout ça au-dessus de ta tête? Les sondages ne sont pas bons non plus. Tu prends le risque de finir tout ça sur une défaite avec toutes ces histoires-là autour de toi”», a-t-il poursuivi.  

Le député péquiste Guy Leclair
Photo d'archives, Simon Clark
Le député péquiste Guy Leclair

Un pari risqué de Lisée

Bernard Drainville a ensuite observé que le chef péquiste, Jean-François Lisée, qui était au courant de l’incident depuis quelques jours, a «pris un risque» en souhaitant que l’histoire ne soit pas révélée aux médias. Il a aussi invité les chefs à la prudence.

«Il faut faire attention. Tu sais, Jean-François Lisée, hier [mardi], sort durement en disant: “Éric Caire, c’est fini, il devrait se retirer, il a manqué de jugement”, et il était au courant pour Guy Leclair, son propre député. Alors, moi, je dis: “Faites attention, là, les chefs, quand vous condamnez les candidats et les candidates des autres. Pensez que vous avez peut-être chez vous, dans votre équipe, des gens qui ont des choses à se reprocher également.”»

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo Agence QMI, Andreanne Lemire
Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

«De plus en plus cochon»

Selon Bernard Drainville, l’histoire de Guy Leclair n’est que la pointe de l’iceberg, dans cette campagne électorale.

«Les partis politiques sont partis là-dessus. On cherche les squelettes dans les placards des autres. Je t’annonce que ce n’est pas fini. Une fois que tu as commencé à aller là, ça veut dire: “Tu veux couler aux journalistes sur mes candidats, mes candidates? Regarde-moi bien aller, mon bonhomme!” Tous les partis politiques sont maintenant avertis. Je te le dis, ça va devenir de plus en plus cochon», a-t-il conclu.

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