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Prévenir la cyberdépendance chez les jeunes

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La cyberdépendance est un problème de plus en plus courant, surtout chez les jeunes. Elle peut avoir un impact très négatif sur plusieurs aspects de leur vie, notamment sur leurs études. Certains ne s’en cachent pas : il leur est difficile de lâcher les appareils électroniques pour se concentrer sur les livres.

Sébastien Renaud l’admet sans détour : la dépendance aux jeux vidéo l’a complètement transformé. «Je ne faisais plus d’activité physique, je n’étudiais plus, tout ce que je faisais c’était gamer.»

L’étudiant du Cégep de Sherbrooke s’est repris en main et a réussi à surmonter son problème. «Il y a eu un déclic. Je voulais finir mes études et aller sur le marché du travail. Mes parents m’ont aidé et, maintenant, je ne joue presque plus aux jeux vidéo.»

Thérapies

Sébastien a pu s’en sortir seul, mais certains n’ont pas cette chance. Devant ce fléau qu’est la cyberdépendance, le CIUSSS de l’Estrie CHUS lancera cet automne des séances de thérapie de groupe.

«Ce sera mené par des professionnels qui prendront en charge un groupe d’une douzaine de personnes âgées entre 15 et 35 ans. C’est un point de départ. Nous allons nous ajuster en fonction de la demande et de l’âge des personnes qui veulent avoir accès au service», a indiqué Richard Vaillancourt, coordonnateur des services de proximité en santé mentale et en dépendance au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Les équipes sportives aux aguets

La dépendance aux outils technologiques peut également être très nocive pour le développement des athlètes prometteurs. Les dirigeants des équipes sportives prennent la situation au sérieux et tentent d’encadrer les jeunes du mieux qu’ils le peuvent.

Chez les Cantonniers de Magog, dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec, l’utilisation du téléphone cellulaire à l’aréna est interdite.

«Les joueurs laissent leur cellulaire dans une boîte à l’entrée du vestiaire et le reprennent seulement en quittant, a expliqué le président de l’équipe, Renaud Légaré. Même chose sur la route, pas de cellulaire en autobus. Puis en pension, on limite le temps d’internet à deux heures par soir.»