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Les plus importants sondages débutent

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Depuis lundi, les radios sont en mode « sondages », jusqu'à la fin octobre.

Si vous comparez la programmation globale de la radio à ce qu’elle était il y a un an, le moins que l’on puisse dire est que ça a brassé.

C’est devenu si fréquent à Québec que personne ne s’en étonne.

Parmi les changements importants dans les émissions de pointe, on note la disparition d’André Arthur et Stéphane Gasse à BLVD, Martineau-Trudeau à Radio X, de Gilles Parent au FM 93 et d’Éric Salvail à Rouge, Dany Gagnon à WKND et Catherine Lachaussée à Radio-Canada.

Photo courtoisie

Ceux qui ont changé de station ou de case-horaire dans leur station incluent Éric Duhaime passé du midi au retour au FM 93, Nicolas Lacroix délaissé par le 93 se retrouve à Énergie, Stéphane Gendron qui est passé d’Énergie à BLVD, Nathalie Normandeau est maintenant dans une case-horaire plus naturelle le midi après un essai infructueux au retour, Vincent Cauchon apparaît en mi-journée à Radio X, Martin Everell a quitté TVA pour aller à BLVD alors que Luc Lavoie a fait la même chose, mais vers le FM 93.

Photo courtoisie

Et c’est juste une liste partielle qui ne tient pas compte des collaborateurs qui sont disparus comme Michel Hébert dont tout le monde s’ennuie ou Luc Laliberté que vous n’entendrez plus à Radio-Canada Première mais fort heureusement, toujours à BLVD.

Si je voulais vous mêler un peu plus, je vous parlerais des émissions du weekend : il est plus facile de dire qui était en place il y a un an que de nommer tous ceux qui se sont succédés dans toutes les stations depuis l’automne 2017.

Le plus incongru de l’affaire est que la BASE de la radio est la stabilité.

Et à chaque début de sondage, on met une équipe en place en jurant que cette fois-ci sera la bonne, que l’on va lui donner la chance de développer des liens avec l’auditoire et que l’on aura la patience d’attendre que la nouvelle gang fasse ses preuves.

Dans les faits, même s’il est écrit « Durée de l’entente : 3 ans » au bas de votre contrat, tout sera remis en question le 29 novembre, à la sortie des résultats.

Mais les changements apportent parfois de belles surprises.

Photo Pierre-Paul Biron

Par exemple, la connexion entre la très cartésienne Nathalie Normandeau et l’excentrique Stéphane Gendron, tout juste sorti d’Énergie, me semble digne d’être soulignée.

Je suis de ceux qui croient que l’on a tout à gagner à travailler en ondes avec des gens qui sont très différents de nous plutôt que de s’entourer de nos semblables.

Mélanger ces deux personnalités me fait penser à celui qui, le premier, a pensé à mélanger la moutarde forte et le miel.

Photo courtoisie

On ne peut pas imaginer que les deux pourront aller ensemble et pourtant...

Entre midi et midi 15, les deux se font « des passes sur la palette » parce qu’ils ont les mêmes repères, font des liens, et expliquent clairement et simplement les sujets dont ils parlent.

Elle est organisée au point où elle lit encore intégralement ses entrées en matières et ses conclusions de sujets (faites confiance à votre sens de l’impro, Nathalie!)

Il est imprévisible, spontané, est passé maître dans l’art de l’autodérision et a rapidement compris ce qui la fera rire lorsque nécessaire.

Qu’ils parviennent à soutenir l’intérêt de l’auditoire avec un sujet aussi déprimant que la politique, malgré le ras-le-bol populaire, est assez remarquable.

Et même si les deux sont avant tout issus de la classe politique, ils ont compris qu’à la radio, le but n’est pas d’avoir raison ou d’influencer la façon dont les gens pensent.

Le but est que les auditeurs écoutent 15 minutes de plus.

Normandeau et Gendron ne nous donnent pas l’occasion de décrocher.

En début de sondage, c’est une bonne nouvelle.