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«Le français ne recule pas au Québec», réplique Couillard à Legault

Le chef du PLQ accuse son rival caquiste de miser sur la peur

«Moi, je préfère miser sur la confiance et l’optimisme. Le français ne recule pas, au Québec», a déclaré le chef du Parti libéral du Québec lors d’un point de presse en Outaouais.
Photo Marc André Gagnon, Journal de Québec «Moi, je préfère miser sur la confiance et l’optimisme. Le français ne recule pas, au Québec», a déclaré le chef du Parti libéral du Québec lors d’un point de presse en Outaouais.

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GATINEAU | D’avis que la diversité «renforce notre identité», Philippe Couillard accuse François Legault de jouer la carte de la peur, de la crainte et de la division en affirmant que l’immigration non francophone représente une menace pour le français.

«Moi, je préfère miser sur la confiance et l’optimisme. Le français ne recule pas, au Québec», a déclaré le chef du Parti libéral du Québec lors d’un point de presse en Outaouais.

«L’argumentaire de mon adversaire porte sur la peur, l’inquiétude, a déploré le premier ministre en s’attaquant aux propos tenus la veille par son rival caquiste. Moi, j’ai confiance dans le Québec.»

Le premier ministre a donné l’exemple de cette famille de réfugiés syriens qu’il a hébergée chez lui pendant quelques mois. «En six mois, les enfants, ils parlent français», a-t-il souligné.

Contre le «test d’expulsion» de la CAQ

«Les immigrants, ils l’apprennent, le français, a continué M. Couillard. Et savez-vous où ils l’apprennent le mieux? Au travail avec leurs collègues de travail. [...] Tous les enfants de ces personnes-là vont parler français, et ces personnes-là, dans la grande majorité, apprennent rapidement le français.»

«Ayons confiance en l’avenir du Québec», a répété M. Couillard, accusant une fois de plus la CAQ de vouloir imposer un «test d’expulsion» aux nouveaux arrivants.

«Je n’ai pas peur, moi, de cette diversité, parce que je sais qu’elle renforce notre identité, a-t-il lancé. Il semble que d’autres en aient peur; moi, je n’en ai pas peur du tout.»

Vote anglophone

Pendant que la CAQ lance un appel au vote stratégique en sollicitant l’appui des électeurs péquistes, le chef du PLQ a profité des deux dernières journées passées en Outaouais pour courtiser les électeurs anglophones.

«Mon message, c’est que les Québécois sont des Québécois de première catégorie, quelle que soit leur langue, français ou anglais. Bien sûr, le français est la langue officielle du Québec, mais l’anglais n’est pas une langue étrangère au Québec, a-t-il dit. Il y a des Québécois de langue anglaise qui appartiennent à notre histoire, dont les droits, les institutions sont importants.»