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Dans les souliers d’un apprenti romancier

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Un livre qui s’inscrit parfaitement dans l’ambiance de la rentrée littéraire, puisqu’il décrit l’étonnant quotidien d’un jeune romancier contraint d’écrire 3571 mots par jour !

<b><i>Première personne</i></b><br/>Richard Flanagan<br/>Aux Éditions Actes Sud, 400 pages
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Première personne
Richard Flanagan
Aux Éditions Actes Sud, 400 pages

Après La Route étroite vers le Nord lointain, un petit chef-d’œuvre racontant l’enfer des prisonniers de guerre japonais qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont dû construire en pleine jungle un chemin de fer reliant le Siam à la Birmanie, l’écrivain australien Richard Flanagan a réellement réussi à nous surprendre en mettant cette fois en scène un apprenti écrivain poursuivi par la malchance.

Quand l’argent mène le monde

Ayant une adorable fillette de trois ans et deux autres gamins en route – sa femme Suzie attend des jumeaux ! –, Kif Kehlmann devrait être le plus heureux des hommes. Le hic ? Il ne lui reste que 200 $ en banque, et ce n’est sûrement pas avec son emploi de gardien à temps partiel qu’il risque de pouvoir bientôt s’en mettre plein les poches. Grâce à son meilleur ami, il sera cependant embauché par une chic maison d’édition de Melbourne pour servir de nègre à Siegfried Heidl, le plus célèbre escroc en col blanc de toute l’histoire australienne, ce dernier ayant détourné pas moins de 700 000 milliards de dollars en quelques années seulement.

Jouer le tout pour le tout

Chargé d’écrire les mémoires de ce truand en six semaines top chrono, Kif, qui n’a à son actif qu’un premier roman inachevé, commencera donc par essayer d’arracher à Heidl le maximum d’informations. Un sacré problème, le bonhomme pouvant passer des heures à papoter sans révéler le moindre détail croustillant ou sans se contredire à tout bout de champ. Pour parvenir à enchaîner les chapitres, Kif devra donc coûte que coûte se glisser dans la peau de son personnage, ce qui, évidemment, ne tardera pas à se retourner contre lui. Un sujet en or qui ne vaut hélas pas tout son pesant, l’histoire traînant souvent en longueur...

À lire aussi cette semaine

Reviens

Samuel Benchetrit<br/>Aux Éditions Grasset, 
252 pages
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Samuel Benchetrit
Aux Éditions Grasset, 252 pages

Depuis son récent mariage avec la chanteuse Vanessa Paradis, c’est le premier roman du réalisateur, scénariste et écrivain français Samuel Benchetrit... et son 8e si on fait fi de sa vie amoureuse ! Un récit aussi amusant que touchant, son héros ayant du mal à dormir et à écrire depuis le départ de son fils, qui a déserté le nid familial pour voyager à travers le monde.

Une disparition inquiétante

Dror Mishani<br/>Aux Éditions Points, 
384 pages
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Dror Mishani
Aux Éditions Points, 384 pages

C’est le polar qui a inspiré le scénario du long métrage Fleuve noir, avec Vincent Cassel et Romain Duris au générique. Contrairement au film, l’intrigue de la version papier ne se déroule toutefois pas en France, mais en Israël. Un petit plus qui nous permet de voyager et de côtoyer un jeune flic de la banlieue de Tel-Aviv qui ne saura pas trop comment s’y prendre pour retrouver un ado disparu. Une intéressante découverte.

Lettres à un jeune auteur

Colum McCann<br/>Aux Éditions Belfond, 
158 pages
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Colum McCann
Aux Éditions Belfond, 158 pages

Après nous avoir offert plusieurs excellents romans (comme Les saisons de la nuit, Danseur ou Et que le vaste monde poursuive sa course folle), l’auteur d’origine irlandaise Colum McCann a eu l’idée de faire un sacré cadeau à tous les écrivains en herbe : un livre dans lequel il allait révéler noir sur blanc ses meilleurs conseils pour aider chacun d’eux à étoffer leur manuscrit.

Le folk

Philippe Margotin<br/>Aux Éditions Chroniques, 252 pages
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Philippe Margotin
Aux Éditions Chroniques, 252 pages

Tout en nous permettant d’apprécier quantité de photos de Woody Guthrie, de Pete Seeger, de Joan Baez, de Bob Dylan, des Clancy Brothers, d’Al Stewart, de Fairport Convention, de Carly Simon ou de Neil Young, cet ouvrage grand format retrace toute l’histoire de la musique folk à travers 11 chapitres qui sauront aussi intéresser les néophytes aimant banjo et violon. Un beau livre qui, en prime, lève le voile sur ses principaux genres et courants.

Frissons garantis

Souvenirs effacés

<b><i>Souvenirs effacés</i></b><br/>Arno Strobel<br/>Aux Éditions de l’Archipel, 330 pages
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Souvenirs effacés
Arno Strobel
Aux Éditions de l’Archipel, 330 pages

En revenant à pied chez elle après être allée manger au resto avec une amie, Sibylle Aurich sera agressée... et se réveillera deux mois plus tard dans la cave d’un hôpital, entourée d’appareils de monitorage. Par chance, elle se souviendra aussitôt de tout : le coup qu’elle a reçu sur la tête, son petit garçon Lukas, son mari Johannes et leur confortable maison à Prüfering. Le véritable cauchemar commencera donc au cours des minutes suivantes, l’étrange médecin venu la voir à son réveil affirmant qu’il n’y a jamais eu de petit Lukas.

À la guerre comme à la guerre

Persuadée du contraire, Sibylle trouvera le moyen de fuir la chambre où elle était enfermée pour aller retrouver son mari. Et cette fois encore, elle sera confrontée au pire : en plus de ne pas la reconnaître, Johannes appellera les flics pour se débarrasser de cette folle qui, bizarrement, semble en savoir très long sur sa vie privée.

À partir de là, les événements s’enchaîneront à la vitesse grand V, car si elle tient vraiment à comprendre ce qui se passe et ce qui lui est arrivé depuis l’instant où elle a été assommée, Sibylle ne reculera devant rien afin de retrouver au plus vite la trace de son fils.

Un thriller de facture classique qui a remporté un énorme succès en Allemagne.