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Une mère anxieuse à l’approche du procès

Elle tient à assister au procès du jeune homme qui est accusé du meurtre d’une de ses filles

palais de justice de Montréal
Photo Chantal Poirier Marlène Dufresne avoue être anxieuse en prévision du procès du jeune homme accusé du meurtre de sa fille Gabrielle Dufresne-Élie, survenu il y a quatre ans. En raison des procédures judiciaires, elle n’a toujours pas pu faire son deuil.

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Quatre ans après la mort de la jeune Gabrielle Dufresne-Élie, la mère de la victime se prépare à vivre des semaines d’anxiété alors que le procès du meurtrier présumé est sur le point de commencer.

« C’est comme si la vie s’était arrêtée en juin 2014. Je suis anxieuse, très anxieuse, on veut juste que ça finisse », a affirmé au Journal Marlène Dufresne, hier, au palais de justice de Montréal.

Deux étages plus haut, plus de 400 citoyens étaient réunis dans une grande salle de l’édifice de la rue Notre-Dame pour la sélection du jury au procès de Jonathan Mahautière, maintenant âgé de 22 ans.

« Il est accusé du meurtre au deuxième degré de Gabrielle Dufresne-Élie, le 7 juin 2015, au motel Chablis [dans l’est de Montréal] », a expliqué la juge Sophie Bourque à tous les candidats-jurés.

À ce stade-ci des procédures, aucun autre détail ne peut être donné, en vertu d’une ordonnance de non-publication.

Le procès est prévu pour durer cinq semaines, pendant lesquelles une vingtaine de témoins devraient être entendus. Et durant tout ce temps, les proches de la victime vont retenir leur souffle.

« Après tout ce temps, nous sommes encore dans les procédures... Je n’ai pas encore fait mon deuil », dit Mme Dufresne, assurant qu’elle sera présente au procès afin d’honorer la mémoire de sa fille.

<b>Chloé Dufresne</b></br>
<i>Sœur de la victime</i>
Photo courtoisie
Chloé Dufresne
Sœur de la victime

La sœur jumelle de la victime, Chloé Dufresne, compte aussi être présente.

« Gabrielle n’est plus là, alors je veux la rendre fière », a-t-elle dit.

Malgré la douleur de Mme Dufresne toujours bien présente dans son cœur, elle peut se targuer d’avoir fait avancer la cause des proches de victimes, en faisant pression auprès du gouvernement pour recevoir davantage d’aide de l’État.

Grâce à elle et à l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, un programme de 480 000 $ par année a été mis en place afin de rembourser les frais des proches qui souhaitent assister au procès d’un accusé de meurtre.

L’audition de la preuve au procès de Mahautière doit commencer lundi.