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Des obsèques d’État

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Par-delà les clivages politiques ou les erreurs qu’on lui reconnaît, il est indéniable que la contribution politique, culturelle et sociale de Lise Payette trouve peu d’égales parmi nos Immortels. Aussi méritons-nous que l’histoire retienne que l’hommage qui lui sera réservé soit celui d’un Québec qui parle d’une seule voix.

Aussi, sa petite-fille Flavie Payette-Renouf suggérait hier dans nos pages que, plus que des funérailles nationales, ce soit une célébration d’État qui salue sa mémoire. Cette formule est réservée aux premiers ministres, mais on a parfois dérogé pour l’offrir à des ministres.

Nationales ou d’État

Dans les deux cas, le gouvernement du Québec offre à la famille le soutien de son service du Protocole pour l’organisation des obsèques, afin de permettre au plus grand nombre de citoyens de rendre hommage à la personne défunte. Des registres publics sont ouverts.

Il y a toutefois certaines différences dans le cérémonial prévu. Lors de funérailles d’État, la dépouille est exposée à l’Assemblée nationale et le cercueil est porté par des agents de la SQ. Aussi, les drapeaux seront mis en berne du moment du décès jusqu’au soir des obsèques, plutôt que pendant ce seul jour, dans le cas de funérailles nationales.

Bref, les funérailles d’État sont une dignité plus élevée que les funérailles nationales et jamais une femme n’en a bénéficié.

Pas un débat

En appuyant hier le principe d’un « hommage national » à Mme Payette, la ministre Christine St-Pierre ne s’est pas avancée quant au protocole à adopter. Elle a discuté à savoir si le terme « funérailles » était approprié pour parler d’une cérémonie laïque, mais ce n’est pas ce qui fait débat ici.

Posons la question en ces termes : si Lise Payette ne mérite pas le plus honorable des adieux que le Québec réserve à ses bâtisseurs, qui, dès lors, pourra en faire assez ?