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Les studios indépendants se multiplient à Québec

Les gamers sont de plus en plus nombreux à se lancer en affaires

La passion pour les jeux vidéo pousse de plus en plus de développeurs à fonder leur propre entreprise plutôt que de se tourner vers un studio établi. Ils avaient rendez-vous, hier, dans le quartier Saint-Roch où l’on tenait « la Caravane », un événement d’échange de l’industrie.
Photo Didier Debusschère La passion pour les jeux vidéo pousse de plus en plus de développeurs à fonder leur propre entreprise plutôt que de se tourner vers un studio établi. Ils avaient rendez-vous, hier, dans le quartier Saint-Roch où l’on tenait « la Caravane », un événement d’échange de l’industrie.

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L’industrie des jeux vidéo a le vent dans les voiles à Québec alors que le nombre de studios indépendants est sur le point de doubler en à peine trois ans.

Alors qu’on comptait une vingtaine de ces petites entreprises en 2015, il y en aura près d’une quarantaine d’ici la fin de l’année, selon Québec International. Et la tendance semble loin de vouloir ralentir.

« Ça va être exponentiel », croit Pascal Nataf, de la Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec. Il prenait part, dimanche, à la première édition de la « Caravane », un rassemblement d’entrepreneurs en jeux vidéo, au jardin Jean-Paul L'Allier.

Coût de la vie

Avec plus de 2000 emplois liés aux jeux vidéo, Québec est maintenant le troisième pôle de cette industrie au Canada.

« Québec se compare avantageusement à plein d’autres villes, même dans le monde. Il y a beaucoup de dynamisme. Tout le monde s’est rassemblé dans le quartier Saint-Roch et il y a énormément de collaboration entre les studios », observe M. Nataf.

Avec ses programmes de formation variés, ses programmes de financement et ses événements numériques, l’écosystème de Québec est maintenant « mature », ajoute-t-il.

Québec a aussi son arme secrète : un coût de la vie qui demeure relativement faible en comparaison des grandes capitales du monde.

« Quand on démarre une entreprise, on a ses économies, puis la vitesse avec laquelle on va les dilapider dépend beaucoup du coût et de la capacité à recruter des gens », fait remarquer Guillaume Boucher-Vidal, qui a fondé le studio Nine Dots en 2011.