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Trouver un nouveau capitaine n'est pas une urgence, selon Claude Julien

Claude Julien ne veut pas précipiter la sélection du successeur de Max Pacioretty au poste de capitaine

Claude Julien n’était pas prêt à parler du prochain capitaine du Canadien, lundi, lors du traditionnel tournoi de golf de l’équipe.
Photo Chantal Poirier Claude Julien n’était pas prêt à parler du prochain capitaine du Canadien, lundi, lors du traditionnel tournoi de golf de l’équipe.

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Avec le départ de Max Pacioretty sous le chaud soleil du Nevada, le poste de capitaine est dorénavant vacant. Qui portera l’écusson au début de la saison ? Pas si vite, dit Claude Julien... Trouver le successeur n’est pas une urgence nationale.

« Les Islanders n’ont toujours pas identifié un capitaine depuis le départ de John Tavares, a signalé l’entraîneur-chef du Tricolore, lundi matin, au tournoi de golf du club, en plus de montrer du respect pour le capitaine des trois dernières saisons. Ça ne presse pas pour l’instant. Nous évaluerons bien la situation et nous choisirons en temps et lieu. Je préfère me concentrer sur les nouveaux joueurs et former une meilleure équipe que l’an dernier.

« Nous venons tout juste de perdre notre capitaine, a-t-il poursuivi. Il n’y a pas d’urgence. Il faut prendre notre temps. »

Les options

Si Julien a calmé les ardeurs au sujet du successeur de Pacioretty, le directeur général, Marc Bergevin, n’en était même pas encore rendu là. Sa courte nuit après avoir annoncé la transaction ne lui a pas porté conseil avant qu’il ne se montre à Laval-sur-le-Lac.

« On va s’asseoir dans les prochaines semaines pour en discuter. Je n’ai pas encore pensé à ça », a fait savoir Bergevin. Même son de cloche du côté de son patron, Geoff Molson.

À vrai dire, les deux dernières fois que le Canadien s’est retrouvé sans meneur identifié par le prestigieux « C », l’équipe avait uniquement nommé des adjoints la saison suivante.

C’était après le règne de Saku Koivu en 2009-2010 et celui de Brian Gionta en 2014-2015. Et la dernière fois que le capitaine a pris le chemin d’une autre ville par voie de transaction, c’était en mars 1999, alors que Vincent Damphousse avait pris la direction de San Jose.

Plutôt que de nommer un capitaine à l’aveuglette à l’aube de la saison 2014-2015, Bergevin avait identifié quatre meneurs de groupe. P.K. Subban, Andreï Markov, Max Pacioretty et Tomas

Plekanec portaient les écussons d’adjoints. Il pouvait de la sorte évaluer les aptitudes de ses leaders.

Peu de candidats

Or, quatre ans plus tard, il ne reste plus que Plekanec. Celui-ci est de retour à Montréal après un court séjour chez les Maple Leafs de Toronto.

« Il y a eu une progression avec l’organisation au fil des années, a indiqué le directeur général. Ça adonne comme ça. »

Cette fois, la liste de candidats pour l’un des postes les plus difficiles à travers la LNH est plutôt mince. Bien que plusieurs joueurs aient fait allusion aux nombreux meneurs dans le vestiaire, les aspirants au poste de capitaine se comptent sur les doigts d’une main en Shea Weber et Brendan Gallagher.

En surplus

Après cinq mois d’inactivité sur la patinoire, Claude Julien est impatient de retrouver son sifflet en dirigeant ses premiers entraînements. Il a traversé un été qui fut trop long à son goût.

Il voit de façon positive le virage de l’organisation, alors qu’il souhaite un scénario différent au désastre du camp d’entraînement 2017-2018, quand il a vu ses hommes afficher un dossier de deux victoires en huit matchs préparatoires. Ce qui était le début d’une longue saison de misère.

« Nous voulons partir du bon pied. On peut parler tant qu’on veut. Le moins on en dit, le plus on en démontre. On peut faire toutes sortes de promesses, mais je m’attends à une bien meilleure prestation, a-t-il affirmé. Il faut travailler, rester forts et unis. Il faudra tous pousser dans la bonne direction. »

Sans se bomber le torse, l’entraîneur-chef se réjouissait toutefois des éléments qu’il a sous la main. « Pour l’instant, le portrait que j’ai sous les yeux, c’est qu’il y a trop de joueurs. Il y aura une bonne compétition.

« Ce sera intéressant de voir comment se déroulera le camp d’entraînement, qui seront les joueurs qui ressortiront du lot et lesquels gagneront une place dans l’équipe », a-t-il ajouté en prenant l’exemple de Victor Mete l’an dernier.

Une chose est certaine, c’est qu’il misera sur une formation plus jeune. Les partisans devront s’armer de patience, car l’entraîneur aura à développer des joueurs moins aguerris.

« Les jeunes feront des erreurs, mais en tant qu’entraîneur, je dois voir plus loin, a-t-il expliqué. Ils devront en retirer des leçons lorsqu’ils feront des gaffes. »