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Tout un défi attend Carey Price

Le sort du Tricolore reposera en grande partie sur les épaules de l’homme masqué

Le gardien Carey Price se dit prêt pour le début de la prochaine saison, lui qui était dans un bon état d’esprit lundi à Laval-sur-le-Lac.
Photo Chantal Poirier Le gardien Carey Price se dit prêt pour le début de la prochaine saison, lui qui était dans un bon état d’esprit lundi à Laval-sur-le-Lac.

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Si le Canadien souhaite connaître une meilleure saison que l’an dernier, une grande part des responsabilités incombera à Carey Price.

Le gardien d’Anahim Lake est loin d’avoir répondu aux attentes l’an dernier. Pour la première fois de sa carrière, il a accordé une moyenne de plus de trois buts par match (3,11) et affiché un taux d’efficacité d’à peine ,900.

Il faut dire que tout est allé croche chez le Tricolore, l’hiver dernier, et que la brigade défensive n’avait rien de celle des années précédentes, contrairement à ce qu’avait tenté de faire croire Marc Bergevin sur ce même terrain de golf, il y a un an.

D’ailleurs, le sextuor sera sensiblement le même.

Avec Shea Weber absent jusqu’en décembre, les Jeff Petry, Karl Alzner, Victor Mete, David Schlemko, Jordie Benn et Mike Reilly se verront attribuer des responsabilités qui ne sont pas nécessairement les leurs.

« Ce sera un défi excitant pour ces joueurs. Espérons que je pourrai jouer mieux derrière eux et les aider à gagner en confiance », a déclaré Price.

Espérons également que les arrières mentionnés plus haut auront appris de cette difficile campagne.

« Tu espères une amélioration. Nous faisons des ajustements tous les ans, mais ce n’est pas à nous, les entraîneurs, de dire que la première passe n’était pas bonne en raison du système de jeu. Les défenseurs doivent faire des passes sur la palette », a martelé Claude Julien sans détour.

Moins de pression

En plus de devoir possiblement couvrir les arrières de ses défenseurs, Price bénéficiera d’une marge de manœuvre encore moins grande. Les départs d’Alex Galchenyuk et de Max Pacioretty n’aideront en rien l’attaque montréalaise déjà timide.

Price devra être plus en forme que jamais.

« Je suis dans un très bon état d’esprit. Je me sens bien en ce moment. J’ai travaillé fort cet été, je me sens bien préparé », a-t-il assuré.

C’est la grâce qu’on lui souhaite puisque peu d’observateurs accordent la moindre chance au Canadien de participer aux séries éliminatoires. Même les partisans ont révisé leurs attentes à la baisse. « Plusieurs personnes ont tiré un trait sur notre saison. Il y a donc moins de pression sur notre groupe. Ce sera à nous de prouver qu’ils ont tort », a déclaré Price, philosophe.

Un pas de recul

Sa zénitude fait tout un contraste avec l’état d’esprit dans lequel il se trouvait au cours de la dernière campagne. On pouvait le comprendre d’être à pic. Après tout, le gardien de 31 ans a vu quelques gros noms quitter l’équipe depuis qu’il a accepté les termes d’une prolongation de contrat de huit ans.

En plus de Galchenyuk et Pacioretty, Andreï Markov et Alexander Radulov portent, désormais, un autre uniforme.

Au moment de signer cette entente, l’équipe était plus près d’une lutte pour les grands honneurs qu’elle ne l’est présentement. « Je vais continuer de faire mon travail et d’apporter ma contribution, a soutenu le gardien. Je sens que je suis à l’apogée de ma carrière et que j’ai la capacité d’aider cette équipe à gagner. » De la manière où vont les choses, les belles années de Price risquent d’être derrière lui lorsque l’équipe sera de nouveau compétitive.