/sports/hockey/canadien
Navigation

«J’espère qu’ils seront derrière nous»

Le président du CH, Geoff Molson, sollicite l’appui et la patience des partisans

Golf du Canadiens
Geoff Molson et Marc Bergevin ont commenté l’échange de Max Pacioretty lors du tournoi de golf annuel de l’équipe, lundi matin à Laval.

Coup d'oeil sur cet article

LAVAL | La direction du Canadien a toujours systématiquement refusé d’utiliser le mot reconstruction. Toutefois, pour la première fois, Geoff Molson a accepté d’effleurer la question en parlant, du bout des lèvres, de virage jeunesse.

« Il n’y a pas de doute que Marc a fait un effort, spécialement cet été, pour rajeunir l’équipe et la rendre plus rapide. Il a également bâti une banque de joueurs qui nous aidera à connaître du succès à plus long terme », a-t-il déclaré.

Le propriétaire de l’équipe a toutefois pris soin d’ajouter : « Mais en même temps, il a identifié les joueurs qu’il compte garder dans l’organisation et autour de qui il veut bâtir. »

Il est clair que si Molson s’est empressé de préciser sa pensée, c’est qu’il souhaite ne pas effrayer les partisans. Échaudés par la saison cauchemardesque, ils sont plusieurs à ne pas avoir renouvelé leur abonnement de saison.

De plus, la mise en vente des billets individuels, le week-end dernier, n’a pas suscité le même engouement qu’au cours des années précédentes.

« On a les partisans les plus connaisseurs du monde. Je crois qu’ils comprennent ce qu’on tente de faire en ce moment. J’espère qu’ils seront derrière nous », a souhaité M. Molson.

Un pari trop risqué

Pour sa part, Marc Bergevin a, une fois de plus, joué sur les mots en parlant d’une réinitialisation rapide visant à « rester compétitifs et participer aux séries ».

« Quand tu as des joueurs comme Carey Price et Shea Weber, tu as des meneurs. On n’a pas échangé tous les joueurs de plus de 26 ans. Je ne suis pas prêt à prendre le mot reconstruction puisque nous ne repartons pas à zéro. Je n’ai pas tout changé », s’est-il défendu.

Le directeur général du Canadien est également revenu sur les dangers de croupir dans les bas-fonds du classement pendant plusieurs saisons. En raison de la loterie, les risques de rater le joueur de concession permettant la relance de l’équipe sont trop grands.

Par conséquent, il n’est pas prêt à prendre ce pari.

Un optimisme inébranlable

Cela dit, on peut comprendre les partisans de se faire tirer l’oreille. Le Canadien a terminé au 29e rang dans la colonne des buts marqués et au 25e rang dans celle des buts accordés.

Or, la défense risque d’être aussi poreuse que l’an dernier et Bergevin a envoyé sous d’autres cieux Alex Galchenyuk et Pacioretty, deux de ses trois derniers marqueurs de 30 buts.

Le prochain hiver pourrait être aussi long que le dernier. Sauf pour Molson, dont la foi et l’optimisme semblent inébranlables.

« Je commence chaque saison de façon optimiste. Nous avons de nouveaux entraîneurs et de nouveaux joueurs, a-t-il indiqué. Je ne pense pas que nous entamerions une saison sans croire que nous pouvons participer aux séries. Nous ferons tout pour y arriver. »

« On approche toutes les saisons en espérant connaître un bon départ », a-t-il également mentionné aux collègues anglophones.

Ce ne sera pas compliqué de battre celui de l’an dernier. Après 10 matchs, en octobre 2017, la troupe de Claude Julien affichait un piteux dossier de 2-7-1. Il s’agissait du pire début de campagne en plus de 70 ans !