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Un graffiti sur une pancarte

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Hier, en me promenant en ville, j’ai vu une pancarte de François Legault sur un poteau.

Quelqu’un avait gribouillé « FACHO DÉCÂLISSE » sur la pancarte. Pour moi, ce graffiti est l’emblème de notre époque. Au même titre que la pancarte « FUCK TOUTTE » que brandissait fièrement un étudiant au printemps 2012.

LA FIERTÉ DES CONS

Vous imaginez le degré de bêtise de la personne qui a écrit cette phrase sur la photo de François Legault ?

Son ignorance ? Sa stupidité ? Cet individu ne connaît visiblement rien à l’histoire. Vous lui demanderiez qui est Mussolini et il hausserait les épaules en faisant la moue. De toute façon, who cares ? C’est loin, la Deuxième Guerre.

Avant, les gens ignares avaient honte de leur ignorance. Ils n’ouvraient pas la bouche de crainte d’être jugés. Ils avaient peur que l’on découvre leur pauvreté intellectuelle, alors ils se tenaient cois et écoutaient les autres parler en espérant que leur silence passe pour une preuve de sagesse ou un signe d’intelligence.

Aujourd’hui, les ignares sont fiers. Heureux, bien dans leur peau. Contents de montrer à tout le monde à quel point ils sont cons. En fait, plus ils sont cons, plus ils sont bavards et plus ils sont actifs sur les médias sociaux, multipliant les insultes, les menaces, les admonestations.

Faisant la roue comme des paons. Déployant avec arrogance leur inculture. Regardant tout le monde du haut de leur bassesse. Croyant qu’ils sont profonds alors qu’ils sont creux.

LA POMME ET L’ARBRE

Comment juger l’individu qui a écrit cette connerie sur la photo de François Legault ?

Il est le résultat de notre système d’éducation.

La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, et plus l’arbre est petit, plus la pomme tombe près du tronc.

Non seulement ne lui a-t-on probablement jamais enseigné ce qu’est le fascisme, à cette pauvre cruche, mais ses profs de philo qui portaient le carré rouge en 2012 et qui applaudissaient le courage d’anarchistes armés et masqués traitent sûrement Legault de Hitler en classe.

Alors il le répète. Il fait comme le premier ministre et comme certains chroniqueurs de La Presse, il traite tous ceux qui osent se questionner sur l’immigration et l’identité de racistes.

« Legault est fasciste parce que mes amis disent qu’il est fasciste. »

Voilà la profondeur de leur argumentaire. Hitler, facho, raciste, xénophobe, intolérant, KKK, SS, hillbilly, réac.

Il y a quelque temps, un jeune pompé est venu me voir pour me dire que j’écris des choses immondes, épouvantables.

« Ah oui ? De quel texte parles-tu ?

— Je ne sais pas, je ne te lis jamais. »

Illettré et fier de l’être. Tout gonflé de son ignorance.

L’EFFET BOOMERANG

Savez-vous ce qui est ironique dans le graffiti que j’ai vu ? Ce sont les libéraux qui étaient au pouvoir lorsque la catastrophique réforme de l’éducation a été implantée dans nos écoles, mais ce sont les péquistes qui ont eu la « brillante » idée d’importer ce modèle de « déséducation » de la Suisse. Or, qui était ministre de l’Éducation, à l’époque ?

François Legault.

Comme disent les Anglos : « What goes around comes around. »

Qui sème l’ignorance récolte des insultes imbéciles.