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Weber souhaite revenir plus tôt, mais ne peut rien promettre

Shea Weber avait le sourire aux lèvres, lundi à Laval, malgré le fait qu’il ratera le début de la saison.
Photo Chantal Poirier Shea Weber avait le sourire aux lèvres, lundi à Laval, malgré le fait qu’il ratera le début de la saison.

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Shea Weber a rangé son sac de golf pour l’été. Opéré à deux reprises au cours des derniers mois, au pied gauche et au genou droit, le costaud défenseur du Canadien trouve le temps long durant sa période de rééducation.

Selon le scénario le plus optimiste, Weber s’absentera jusqu’au début de décembre.

« Je souhaiterais revenir plus tôt, mais je ne peux rien promettre, a affirmé le numéro six. Nous verrons. Les médecins ont parlé d’une période de repos de cinq à six mois. J’aimerais mieux cinq mois que six. C’est mon but. Mais je ferai ce qui sera le mieux pour moi à long terme. Si je reviens au jeu trop rapidement et que je me blesse encore, ça ne sera pas bon pour personne. »

« Quand j’ai appris que j’avais besoin d’une autre opération cet été (déchirure au ménisque du genou droit), j’étais assez découragé, a-t-il poursuivi. Il y avait plusieurs émotions qui se bousculaient dans ma tête. J’espère revenir plus fort, je traînais certaines blessures depuis un bon moment. »

Weber n'a pas encore reçu le feu vert des médecins pour recommencer à patiner.

« Je continue de travailler fort en gymnase pour retrouver toute la force dans mon genou », a-t-il précisé.

Un sujet délicat

Capitaine à Nashville de 2010-2011 jusqu’à son départ après la saison 2015-2016, Weber se retrouvera avec Brendan Gallagher parmi les deux plus plausibles candidats pour succéder à Max Pacioretty. Il n’a toutefois pas voulu s’aventurer sur cette possibilité.

« Par respect pour Max, je ne veux pas parler de ce sujet, a-t-il répliqué. Il vient tout juste d’être échangé. L’équipe finira par discuter de ce sujet. »

Sans dire s’il aimerait porter le « C » dans un gros marché comme celui de Montréal, Weber a assez d’expérience pour comprendre qu’il vivrait une réalité différente que celle vécue à l’époque dans la ville du country.

« Ce n’est pas facile d’être un capitaine, il y a toujours de la pression. Il y a déjà de la pression sur les épaules d’un joueur et quand l’équipe perd, ça devient pire. J’ai déjà traversé cette situation. Mais Max faisait un bon travail comme capitaine. »

Même s’il n’a joué que 26 matchs l’an dernier, Weber a passé suffisamment de temps dans l’environnement de l’équipe pour partager le quotidien du capitaine.

« Je n’ai pas de doute que c’était difficile pour Max, mais ce l’était aussi pour tous les joueurs. Quand tu perds, ce n’est pas agréable, tu te retrouves dans un trou et tu ne parviens plus à remonter à la surface. Nous voulons tous gagner. Je peux imaginer que Max en faisait une affaire très personnelle puisqu’il était le capitaine. »