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Impressions de sondages

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The Gazette

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Le dernier sondage Léger tout frais d’aujourd’hui donne encore la CAQ gagnante, mais des indices importants laissent présager tout de même une course intéressante.

La CAQ perd du terrain (encore) tout en réduisant ses chances de majorité sondée : les attaques de ses adversaires finissent possiblement par porter un fruit.

Le PLQ aussi perd des plumes. 15 ans de pouvoir, ou presque, ça use et ça use. Philippe Couillard a beau tenter de ne pas parler de son bilan mais il ne peut échapper à la colère populaire.

Pendant ce temps-là, le PQ et QS gagne du terrain. 2 et 3% de plus respectivement.

Certains estiment que Jean-François Lisée s’en est mieux sorti que François Legault avec leurs candidats désavoués. Le chef du PQ n’a rien à perdre de toute façon. Tant qu’il progresse, dira-t-on dans les milieux péquistes.

Du côté de Québec solidaire, Manon Massé et GND ont su éviter les écueils, étant le seul parti qui n’a pas eu à se sortir d’un « scandale ». QS fait son petit bonhomme de chemin, sur la voie de gauche, obtenant malgré tout une bonne couverture médiatique (trop peut-être au goût de certains et même de certaines).

Au-delà de ces généralités, je retiens une chose principalement : un électeur sur quatre avoue peut-être changer d’idée d’ici au jour du scrutin le 1er octobre. C’est beaucoup quand même.

Dommage pour les gagnants de ce sondage, le PQ et QS, ce sont leurs électeurs qui se disent le plus incertains. 46% des péquistes et 52% des solidaires avouent possiblement changer leur allégeance une fois devant l’urne.

Mais note rassurante pour QS : il est le second choix de 31% des électeurs, bon pour la deuxième place derrière la CAQ qui récolte le second choix de 36% des électeurs sondés.

Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini !

Il reste encore une vingtaine de jours à la campagne électorale. Les débats des chefs s’en viennent et cela affectera assurément le choix des électeurs.

Encore une vingtaine de jours aussi, c’est assez pour commettre des bourdes. S’enfarger au passage d’une déclaration d’un candidat un peu trop enflammé. Lancer une attaque de trop lors d’un point de presse un peu trop long. Être interpellé par une citoyenne qui vous fait mal paraître.

Tout peut arriver encore.

Même si on observe une tendance dans les sondages au cours des derniers mois, une campagne électorale peut tout changer.

On l’a déjà vu souvent dans notre histoire contemporaine. Et on l’a aussi vu plus récemment. De la vague orange du NPD à l’élection des Libéraux à Ottawa, en passant par la débandade péquiste en 2014 qui au départ était donné largement favori, l’humeur électoral est volatile.

Par chance que les sondages sont là au final. Ils agrémentent la course et entretiennent le suspense. Prochaine émission : le débat des chefs. Et en français, nous aurons droit à deux.

Rendez-vous les 13 et 20 septembre. Même heure, mais pas le même poste.