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[AUDIO] Plus préoccupé par son bien-être que celui de sa victime

Jonathan Mahautière
Photo courtoisie Jonathan Mahautière

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Quand il a appelé le 911 pour se dénoncer après avoir étranglé à mort sa copine de 17 ans, un jeune Montréalais semblait plus préoccupé de s’assurer que les policiers allaient être doux avec lui que du sort de sa victime.

« Est-ce qu’ils peuvent ne pas être brusques avec moi ? Je ne suis pas une personne violente de nature, je veux juste qu’ils ne soient pas brusques avec moi », a dit Jonathan Mahautière au répartiteur dans une bande audio présentée à la cour mardi, au palais de justice de Montréal.

Appel 911 au procès de Jonathan Mahautière

Mahautière, 22 ans, est accusé du meurtre au deuxième degré de Gabrielle Dufresne-Élie, survenu alors qu’elle venait de le quitter en juin 2014.

Le jour du drame, l’adolescente lui avait dit que leur relation était terminée. Elle avait accepté de passer une dernière soirée avec lui, dans la chambre d’un motel de l’est de Montréal.

C’est là qu’il l’a étranglée à mort. Mahautière reconnaît avoir tué la jeune femme, mais il a quand même plaidé non coupable. L’intention criminelle est au cœur du procès, a-t-il été dit au jury.

Gabrielle Dufresne-Élie, Victime
Photo Facebook
Gabrielle Dufresne-Élie, Victime

 

Inquiétudes

Juste après l’homicide, Mahautière s’est rendu dans une cabine téléphonique pour appeler les secours. Mais durant toute la conversation, il refuse de préciser le geste qu’il a commis.

« J’ai fait quelque chose... pis j’aurais la prison à vie », dit-il au répartiteur après avoir demandé de ne pas être brusque avec lui.

Mahautière promet ensuite qu’il ne sera pas agressif à l’arrivée des policiers. Il exprime ensuite son souhait d’être avec des personnes de son âge s’il est envoyé en prison.

La voix visiblement en panique même s’il tente de rester calme, Mahautière s’inquiète de la médiatisation de l’affaire. À plusieurs reprises, il veut s’assurer que cet appel reste confidentiel.

Ambulancier

« Je veux qu’on respecte mes choix, je ne veux pas que ça se rende dans les médias, explique-t-il au répartiteur. Dans les émissions télévisées, ils diffusent les appels... »

À l’arrivée des secours, il finit par donner plus de détails à un ambulancier.

« Il m’a dit qu’il a fait la pire gaffe de sa vie et que c’est la dernière fois qu’il était en liberté, avec moi », a témoigné l’ambulancier mardi.

Juste après, les policiers l’ont arrêté.


Le procès, présidé par la juge Sophie Bourque, se poursuit toute la semaine.