/opinion/blogs/columnists
Navigation

Quand les promesses pleuvent...

Quand les promesses pleuvent...
Photo TVA Nouvelles/Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Depuis le début de la campagne, les promesses pleuvent sur les Québécois comme si la fin du monde était pour le 2 octobre, au lendemain des élections.

Avec les promesses viennent bien évidemment des mannes et des mannes de milliards de dollars en fonds publics (promis) et déclinés sur une longue brochette de micromesures allant des lunchs gratuits à l’école au transport en commun gratuit pour les aînés et les étudiants à temps plein.

Comprenons-nous bien. Plusieurs de ces propositions sont excellentes en soi. Ce qui cloche, c'est qu'elles apparaissent soudainement par magie en pleine campagne électorale au lieu d'être avancées pendant un mandat de gouvernement.

Dans ce cas-ci, c'est qu'il y a franchement de quoi à se pincer.

Sous le gouvernement Couillard, n’étions-nous pas sous le joug de l’austérité budgétaire depuis 2014? Sauf, évidemment, pour les médecins spécialistes gâtés au centuple par le duo Couillard-Barrette.

Résumons : trois ans et demi de disette sévère imposée sans mandat préalable pour le faire? Et maintenant, en pleine campagne électorale, alors que le PLQ risque de perdre le pouvoir, le même argent, celui des Québécois, est lancé mur-à-mur pour tenter de gagner l’élection? La belle affaire.

C’est comme si un parent privait ses enfants de souper pendant trois ans pour «sauver de l’argent» et qu’une fois ses enfants tellement en colère qu’ils le menacent d’appeler la DPJ, pour les calmer, il les sortait tout à coup chez Toqué à tous les soirs...

L’analogie est pertinente sauf pour un détail majeur : dans le cas de la campagne électorale, l’argent, c’est celui des Québécois. Les services publics que le gouvernement a affamés, ce sont les Québécois qui en ont souffert.

Et là, tout à coup, au bord d’une possible défaite électorale, Philippe Couillard et ses troupes découvrent par magie qu’il faudrait «faciliter la vie des Québécois», pour reprendre leur slogan. Désolée, mais qui l’a autant compliquée depuis des années?

Surtout, comme le disait un de mes profs aves grande justesse : «gare aux politiciens qui promettent de remettre de l’argent «dans les poches» des gens parce que c’est dans les mêmes poches qu’ils l’ont pris avant les élections».

En fait, les promesses et (notre) argent pleuvent à un point tel que c’est presqu’à se demander si au lieu d’élections à date fixe, on ne devrait pas statuer carrément sur une campagne électorale permanente.

Imaginez la chose: à l’année longue, des gouvernements obligés de se préoccuper du bien-être de la population.... Soit dit, bien entendu, ironiquement parlant...