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Intervention policière à haut risque à Laval

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Les policiers de Laval ont dû arrêter un suspect à la suite d’un cas de rage au volant survenu jeudi dernier. L’ex-sergent de la Sûreté du Québec Jean-François Brochu analyse le travail des agents lors de cette intervention à haut risque.

Sur la rue Girard, un automobiliste devait attendre que des travailleurs lui fassent signe pour passer. Des travaux de coffrage sur un trottoir étaient en cours et des camions étaient immobilisés dans la rue.

Lorsque la voie s’est libérée, l’automobiliste a demandé aux travailleurs de s’approcher. Il leur a alors fait un doigt d’honneur et a sorti une arme avec laquelle il a fait feu.

«Au moment où ils interviennent, les policiers ont l’information que quelqu’un a tiré des coups de feu en direction de personnes», explique Jean-François Brochu. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’un tir à blanc.

Sur des images obtenues par TVA Nouvelles, on y voit quatre voitures de policiers côte à côte et les agents pointent leurs armes vers le suspect. Celui-ci descend alors de son véhicule et marche lentement vers les policiers, les mains derrière la tête, avant de se coucher au sol.

«Pour recevoir une note parfaite, les policiers auraient fait reculer l’individu vers les policiers, affirme M. Brochu, en soulignant que le suspect a peut-être refusé cet ordre des policiers. L’individu peut avoir une arme à sa ceinture. Il peut avoir l’intention de se suicider, l’intention de fuir. On ne sait pas à qui on a affaire.»

Ensuite, l’ex-sergent souligne que l’arrestation a été menée dans les règles de l’art. La policière a immobilisé les jambes de l’individu avant de lui passer les menottes. Pendant ce temps, les autres policiers ont continué de surveiller la voiture.

Une fois l’arrestation complétée, quatre policiers armés ont inspecté le véhicule.

L’homme a été accusé d’agression armée et de possession d’arme. L’enquête sur remise en liberté doit avoir lieu mercredi.